«La protection des ambassades et la vigilance des policiers doit être renforcée pour déjouer les complots des éléments de l’étranger», a souligné le ministère sans autre précision.
Cette décision a été prise mardi à l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité par le ministre de l’Intérieur Ali-Mohammad Bécharati, a ajouté la presse.
Le président du Parlement Ali Akbar Nategh-Nouri avait affirmé mardi que la crise entre Téhéran et Bonn «ne mettait pas en danger les étrangers» en Iran.
«Le gouvernement iranien protège les vies des étrangers comme celles de ses propres nationaux», avait-il souligné devant la presse.
Une manifestation de militants fondamentalistes prévue mardi devant l’ambassade allemande à Téhéran a été annulée.
Ce rassemblement devait avoir lieu à l’appel du Ansar-Hezbollah, une organisation d’activistes et d’anciens combattants de la guerre Iran-Irak (1980-90) connue pour ses actions musclées, afin de protester contre le jugement rendu à Berlin.
Les militants du Ansar-Hezbollah avaient déjà manifesté devant l’ambassade vendredi dernier et avaient menacé de lancer des actions contre les intérêts allemands à Téhéran.
Le dispositif policier avait été fortement renforcé ces derniers jours devant l’ambassade dans la perspective de nouveaux rassemblements.
L’Iran avait annoncé avant le verdict de Berlin l’ouverture prochaine du procès de 24 firmes allemandes accusées d’avoir fourni des armes chimiques à l’Irak durant le conflit, sans toutefois préciser la date de ce procès ni les noms des sociétés visées.
Plusieurs dizaines de milliers de manifestants ont défilé dimanche devant l’ambassade allemande et brûlé le drapeau allemand. Lundi deux à trois cents personnes se sont violemment heurtées aux forces de l’ordre devant les locaux diplomatiques.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir