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Actualités - Chronologie

Y a-t-il de petits hommes verts sur la planète rouge ?

WASHINGTON, 14 Avril (Reuter). — Lorsqu’on aborde la question d’une éventuelle vie extraterrestre, il convient de séparer le bon grain de l’ivraie.
Quand les adeptes d’une «cyber-secte» prétendent qu’une soucoupe volante remploie de petits hommes verts s’approche de la terre dans le sillage de la comète Hale-Bopp pour y embarquer des terriens, il s’agit bien sûr le l’ivraie.
Mais quand la NASA et la Maison-Blanche déploient des efforts considérables pour localiser les planètes susceptibles d’abriter des formes de vie, il s’agit du bon grain.
La recherche de la vie extraterrestre est au cœur des objectifs officiellement attribués à la NASA lors de sa fondation, en 1958.
L’agence spatiale américaine devrait investir plus d’un milliard de dollars sur les cinq prochaines années pour tenter d’apporter des réponses à des questions aussi essentielles que «Quand et comment l’univers est-il né?», «Quand s’éteindra-t-il?» et «La vie existe-t-elle ailleurs que sur terre?»
Les scientifiques qui se consacrent à ces travaux ne sont en rien des excentriques. Ce sont au contraire des astronomes plutôt conservateurs. Mais ils estiment très élevée la probabilité qu’une vie extraterrestre existe, compte tenu des milliards d’étoiles semblables à notre Soleil.

A l’écoute de
l’univers

Ed Weiler, responsable du programme scientifique du téléscope spatial Hubble, n’hésite pas à évaluer à 100% cette probabilité.
Selon lui, la recherche de la vie dans l’espace est un élément-clef de la mission de la NASA. Toutefois, souligne-t-il, la NASA ne dépense pas des sommes astronomiques dans l’espoir de rencontrer des petits hommes verts. «Ce que nous recherchons, ce sont des endroits où existeraient des êtres vivants».
Au sein de notre propre système solaire, outre Europe et Titan — deux des satellites de Jupiter —, Mars fait partie des candidats potentiels à l’accueil de la vie. Cette hypothèse a été étayée par la découverte d’une météorite, que l’on suppose venue de la planète rouge, et qui pourrait contenir des microbes fossilisés.
En dehors du système solaire, une douzaine d’étoiles sont susceptibles de receler des planètes dans leur orbite.
La science-fiction amuse Ed Weiler — il a adoré «Independence Day» — mais il ne croit pas une seconde les excentriques qui affirment être en contact avec des formes de vie non terriennes.
Les membres de la secte de la «Porte du Ciel», avant de «quitter leur enveloppe corporelle» lors d’un suicide collectif survenu le mois dernier près de San Diego, se préparaient depuis longtemps à monter à bord d’une soucoupe volante qui devait venir spécialement les chercher, pour les emmener dans un «niveau supérieur».
Weiler et ses pairs n’accordent évidemment aucun crédit à de tels récits. Jill Tarter, astronome à l’Institut pour la recherche de l’intelligence extraterrestre (SETI), à Mountain View en Californie, a consacré trente ans de sa vie à écouter le silence de l’univers. Elle analyse les ondes captées par les radiotéléscopes pour y rechercher les messages éventuels d’êtres d’un autre monde.
Jusqu’ici, cette écoute attentive n’a donné aucun résultat. Les signaux parfois mystérieux analysés par les ordinateurs du SETI proviennent toujours d’engins spatiaux pilotés par des humains. Mais Jill Tarter ne perd pas espoir.
Jusqu’en 1993, le SETI était financé à hauteur de 10 millions de dollars par an par la NASA.
Depuis, la «révolution conservatrice» de Newt Gingrich est passée par là, et le Congrès, en réduisant fortement les crédits alloués à l’agence spatiale, a forcé les scientifiques à se serrer la ceinture, ou à se tourner vers des financements privés. Jill Tarter sait que les ricanements suscités par son écoute de l’espace ne sont pas étrangers à ces réductions budgétaires. Pourtant, s’exclame-t-elle, «ce n’est vraiment pas une blague».
La Maison-Blanche ne le pense pas non plus. Bill Clinton a peut-être le sens de l’humour, mais on l’imagine mal allouer un milliard de dollars à une joyeuse équipe de farceurs.
WASHINGTON, 14 Avril (Reuter). — Lorsqu’on aborde la question d’une éventuelle vie extraterrestre, il convient de séparer le bon grain de l’ivraie.Quand les adeptes d’une «cyber-secte» prétendent qu’une soucoupe volante remploie de petits hommes verts s’approche de la terre dans le sillage de la comète Hale-Bopp pour y embarquer des terriens, il s’agit bien sûr le l’ivraie.Mais quand la NASA et la Maison-Blanche déploient des efforts considérables pour localiser les planètes susceptibles d’abriter des formes de vie, il s’agit du bon grain.La recherche de la vie extraterrestre est au cœur des objectifs officiellement attribués à la NASA lors de sa fondation, en 1958.L’agence spatiale américaine devrait investir plus d’un milliard de dollars sur les cinq prochaines années pour tenter d’apporter...