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Actualités - Chronologie

Appel à la lutte contre la paludisme, premier tueur du monde

PARIS, 10 Avril (AFP). — Toutes les douze secondes, une personne — très souvent un enfant — meurt du paludisme et un siècle exactement après la découverte du rôle des moustiques dans sa transmission, cette maladie demeure le plus grand tueur de la planète, alors que la recherche marque le pas.
La maladie frappe de 300 à 500 millions de personnes, en tue chaque année entre 1,5 million et 2,7 millions, neuf fois sur dix en Afrique, et menace le tiers de la population mondiale.
Dans la revue britannique «Nature», des chercheurs et économistes dont un des directeurs de la Banque mondiale, Richard Feachem, le directeur des Instituts de la santé américains, Harold Varmus et celui de l’Institut Pasteur de Paris, Maxime Schwartz, appellent la communauté internationale à une mobilisation sans précédent, estimant que le paludisme menace l’Afrique et doit être considéré, «au même titre que la pandémie de sida, comme un défi majeur».
Ils rappellent que le paludisme sera pour la première fois évoqué lors du prochain sommet de l’Organisation de l’unité africaine (OUA) et que les pays du G7 ont prévu d’aborder le problème des maladies émergentes ou réémergentes, dont le paludisme.
Ils relèvent en outre que la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et d’autres agences internationales envisagent d’unir leurs efforts et créer un programme sur trente ans, pour contrer le paludisme.

Résistance à la chloroquine

La résistance à la chloroquine, principale arme de prévention et de traitement, augmente et le Fansidar, unique médicament bon marché existant, semble condamné au même sort, selon les experts qui redoutent «une crise thérapeutique».
«Ironiquement, notent les signataires de l’appel dans «Nature», «l’industrie pharmaceutique abandonne la recherche sur la maladie, au moment même où la survenue de résistances aux molécules existantes rend encore plus nécessaire la mise au point de nouveaux médicaments ou d’un vaccin».
Les espoirs de disposer d’un vaccin se sont écroulés en septembre dernier quand la revue médicale britannique Lancet a conclu à l’inefficacité du Sfp 66 mis au point par le chercheur colombien Elkin Patarroyo.
Les dépenses engagées dans la recherche contre le paludisme sont «dérisoires», constate «Nature», qui les estime à 84 millions de dollars pour le secteur public et moins du double en comptant les fonds privés.
«Les sommes consacrées à la recherche sur le cancer au Royaume-Uni sont deux fois plus élevées que les fonds consacrés à l’échelle planétaire à la lutte contre le paludisme», souligne la revue scientifique.
Egalement appelé malaria («mauvais air», en italien), en raison de sa prédominance dans les régions humides et marécageuses, le paludisme est la plus répandue des maladies tropicales. Produite par un protozoaire parasite du sang, le Plasmodium falciparum, cette maladie est transmise par un moustique femelle. La maladie se manifeste par des accès de fièvre intermittente, s’accompagnant d’anémie ou d’une altération de l’état général.
Le Dr Ronald Ross, qui a découvert la maladie et fut anobli pour son travail sur le paludisme, a reçu le prix Nobel de médecine en 1902.
PARIS, 10 Avril (AFP). — Toutes les douze secondes, une personne — très souvent un enfant — meurt du paludisme et un siècle exactement après la découverte du rôle des moustiques dans sa transmission, cette maladie demeure le plus grand tueur de la planète, alors que la recherche marque le pas.La maladie frappe de 300 à 500 millions de personnes, en tue chaque année entre 1,5 million et 2,7 millions, neuf fois sur dix en Afrique, et menace le tiers de la population mondiale.Dans la revue britannique «Nature», des chercheurs et économistes dont un des directeurs de la Banque mondiale, Richard Feachem, le directeur des Instituts de la santé américains, Harold Varmus et celui de l’Institut Pasteur de Paris, Maxime Schwartz, appellent la communauté internationale à une mobilisation sans précédent, estimant que le...