Plusieurs scientifiques et experts internationaux, qui ont participé en août dernier à une expédition sur les lieux du drame au large de la Nouvelle-Ecosse (Canada), ont procédé à une analyse par ultrasons de la coque du navire, qui gît dans une épaisse couche de boue à plusieurs kilomètres de profondeur.
Embarqués à bord du sous-marin français «Nautilus», ils ont découvert que l’étendue des dégâts était étonnamment limitée: seulement six petites déchirures le long de la coque sur la partie tribord de la proue, larges comme une main et représentant une surface totale d’un peu plus d’un mètre carré, ont suffi à couler ce paquebot de 269 mètres de long.
La plupart des spécialistes pensaient jusqu’alors que l’iceberg avait provoqué une immense entaille de près de 100 mètres de long dans la coque du navire de croisière. La carcasse du «Titanic» a été découverte en 1985, mais la couche de boue dans laquelle elle repose avait toujours empêché d’évaluer les dégâts de manière précise.
Une tragédie qui aurait pu être évitée
Selon plusieurs experts de l’équipe du «Nautilus», l’emplacement des six fentes, situées au niveau de six compartiments étanches, explique que le bateau ait coulé en moins de trois heures. Le paquebot, réputé insubmersible, avait été construit pour résister au remplissage de trois ou quatre de ces compartiments.
Un architecte naval, cité par le quotidien, estime pour sa part que la tragédie aurait pu être évitée si le bateau avait navigué à une vitesse inférieure.
Les scientifiques ont par ailleurs conclu, grâce à une reconstitution de l’accident par ordinateur, que le «Titanic» s’était effectivement coupé en deux avant de sombrer dans les eaux glacées de l’Atlantique, comme l’ont affirmé plusieurs survivants.
La chaîne américaine de télévision Discovery Channel et la société française Ellipse Programme avaient organisé l’expédition scientifique en août dernier, menée à bord du sous-marin de l’IFREMER (Institut français pour l’exploitation de la mer).
Un reportage doit être diffusé par la chaîne américaine le 13 avril, à la veille de l’anniversaire de la tragédie dans laquelle 1.523 personnes ont péri dans la nuit du 14 au 15 avril 1912. Seules 705 personnes avaient survécu.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir