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Actualités - Chronologie

Maglev japonais v/s "Transrapid" allemand

OTSUKI (Japon), 8 Avril (AFP). — Le Japon et l’Allemagne sont les deux pays à avoir misé sur la technologie de la sustentation magnétique, les tentatives d’autres pays comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ayant tourné court en raison des sommes colossales nécessaires à la mise au point de ces matériels.
Tant le «Maglev» japonais que le «Transrapid» allemand planent à quelques centimètres d’une piste spéciale, sans la toucher, ce qui autorise des vitesses élevées en faisant disparaître les frottements rail-roue.
Mais en dépit de leurs ressemblances, ces deux trains de la nouvelle génération présentent certaines différences importantes:

VITESSE MAXIMUM
— 450 km/h pour le «Transrapid» (en juin 1993).
— 550 km/h espérés pour le «Maglev» (avant la fin mars 2000).

DEMARRAGE
— Le «Transrapid» ne touche jamais son rail et plane dès le démarrage, même à une vitesse nulle.
— Le «Maglev» doit rouler sur des roues chaussées de pneumatiques jusqu’à une vitesse d’environ 100 km/h avant de «décoller» de la voie.

FORCE PROPULSIVE
— Le «Transrapid» utilise des aimants classiques, qui génèrent des forces de nature attractive. Le train évolue 1 centimètre au-dessus de la piste.
— Le «Maglev» utilise des aimants supraconducteurs, refroidis par de l’hélium liquide (à -265 degrés), qui génèrent des forces répulsives. Cette technologie permet au «Maglev» de planer à 10 centimètres au-dessus de sa piste, ce qui est indispensable dans un pays très sismique comme le Japon.

LIGNE
— Le «Transrapid» évolue au-dessus d’une piste en forme de «T», que la partie inférieure de sa carrosserie enserre presque complètement.
— Le «Maglev» circule entre deux murs où sont disposés les aimants.
Dans les deux cas, les voies sont incompatibles avec le réseau ferré existant, contrairement à ce qui se passe avec les trains à grande vitesse de type TGV (France), ICE (Allemagne) et Shinkansen (Japon).

LIGNE DE DEMONSTRATION
— «Transrapid»: entre Berlin et Hambourg. Le trajet s’effectue pour l’essentiel en terrain ouvert.
— «Maglev»: entre Tokyo et Osaka, par l’intérieur des terres. La plus grande partie du trajet s’effectue en viaduc ou en tunnel.

MISE EN SERVICE
— «Transrapid»: le projet a été voté l’an dernier par les deux chambres du Parlement et le maître d’œuvre, l’industriel Thyssen, espère une mise en service en 2005. Toutefois, le financement n’est pas bouclé et le projet reste impopulaire dans une large frange de l’opinion publique.
— «Maglev»: pas de date officiellement fixée. De nombreux obstacles légaux et financiers restent à franchir. L’acquisition des terrains nécessaires aux grands travaux d’infrastructure est extrêmement lente au Japon.
OTSUKI (Japon), 8 Avril (AFP). — Le Japon et l’Allemagne sont les deux pays à avoir misé sur la technologie de la sustentation magnétique, les tentatives d’autres pays comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis ayant tourné court en raison des sommes colossales nécessaires à la mise au point de ces matériels.Tant le «Maglev» japonais que le «Transrapid» allemand planent à quelques centimètres d’une piste spéciale, sans la toucher, ce qui autorise des vitesses élevées en faisant disparaître les frottements rail-roue.Mais en dépit de leurs ressemblances, ces deux trains de la nouvelle génération présentent certaines différences importantes:VITESSE MAXIMUM— 450 km/h pour le «Transrapid» (en juin 1993).— 550 km/h espérés pour le «Maglev» (avant la fin mars 2000).DEMARRAGE— Le «Transrapid» ne...