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Actualités - Chronologie

Paris normalise ses relations militairs avec Pekin

PEKIN, 6 Avril (AFP) — Le ministre français de la Défense a entamé dimanche à Pékin une visite hautement symbolique qui témoigne de la volonté de la France d’ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec la Chine, 8 ans après les événements dramatiques de la place Tiananmen.
Charles Millon, qui séjournera à Pékin et Shanghai jusqu’au 10 avril, est le premier responsable de la Défense à venir en Chine depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1964, et surtout depuis que l’armée chinoise a écrasé dans le sang les manifestations d’étudiants à Pékin en juin 1989.
Ce drame avait placé la Chine au ban des nations et l’Union européenne (UE) avait immédiatement suspendu tout contact civil et militaire avec Pékin.
Huit ans plus tard, il ne subsiste plus de cette période qu’un embargo sur les ventes de matériel militaire à destination de la Chine, mais ce dernier obstacle pourrait être levé par les Quinze d’ici la fin de cette année ou au début de l’an prochain, estime-t-on de sources informées.
«La France a clairement affiché son vœu (de lever l’embargo) au sein de l’UE, mais il va falloir encore un peu de temps avant d’y parvenir», a-t-on indiqué de source diplomatique.
Le président Jacques Chirac, qui est attendu en mai en Chine, est décidé à donner une nouvelle impulsion aux relations franco-chinoises, en substituant la tactique de la confrontation, inefficace à ses yeux, à celle du «dialogue constructif».
Paris vient de prendre une décision audacieuse — et très appréciée par Pékin — en refusant de cautionner cette année une résolution de l’Union européenne condamnant la Chine à la Commission des droits de l’homme de l’ONU à Genève. L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne ont soutenu la position française.
Selon cet expert, une délégation militaire chinoise de haut niveau s’est rendue à Paris en janvier et a proposé à la France une commande d’armes de quelque 3 milliards de dollars.
«C’était une commande irréaliste, car elle contenait des équipements stratégiques que la France ne vend même pas à ses alliés. Paris attend maintenant une nouvelle liste plus réaliste et un engagement ferme de la partie chinoise, avant de bouger», a-t-il ajouté.
La Chine semble compter principalement sur le gouvernement français pour faire sauter ce dernier verrou, comme l’a rapporté la presse chinoise pendant la visite en septembre 1996 en France du général Liu Huaqing, vice-président de la Commission militaire centrale du Parti communiste.
Mais selon une source familière du dossier, le gouvernement français ne serait pas disposé à «faire le travail pour que d’autres fabricants d’armes européens en récoltent les fruits».
PEKIN, 6 Avril (AFP) — Le ministre français de la Défense a entamé dimanche à Pékin une visite hautement symbolique qui témoigne de la volonté de la France d’ouvrir une nouvelle page dans ses relations avec la Chine, 8 ans après les événements dramatiques de la place Tiananmen.Charles Millon, qui séjournera à Pékin et Shanghai jusqu’au 10 avril, est le premier responsable de la Défense à venir en Chine depuis l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1964, et surtout depuis que l’armée chinoise a écrasé dans le sang les manifestations d’étudiants à Pékin en juin 1989.Ce drame avait placé la Chine au ban des nations et l’Union européenne (UE) avait immédiatement suspendu tout contact civil et militaire avec Pékin.Huit ans plus tard, il ne subsiste plus de cette période...