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Actualités - Chronologie

Mesures draconiennes à Tokyo pour faire face à la prostitution des jeunes

TOKYO, 4 Avril (AFP). — Tokyo a pris des mesures draconiennes pour interdire les relations sexuelles avec les mineurs afin de lutter contre la prostitution qui touche un nombre en hausse rapide de jeunes Japonaises. La commission chargée de la jeunesse de Tokyo a présenté un projet d’arrêté qui interdit et punit les relations sexuelles avec des mineurs. L’assemblée parlementaire de Tokyo et le gouverneur Yukio Aoshima vont étudier ce texte qui sera présenté pour vote en septembre.
Tokyo est la dernière autorité locale au Japon à se décider à une mesure aussi radicale pour faire face à un fléau qui s’est répandu au sein de la jeunesse japonaise à une vitesse fulgurante.
Aucun détail sur les peines encourues n’a encore été rendu public mais le nouvel arrêté devrait vraisemblablement punir tout adulte reconnu coupable d’actes sexuels avec un mineur contre versement d’argent ou de cadeaux.
«L’adoption de punitions contre les adultes qui achètent les services (sexuels) de mineurs est inévitable» face aux ravages dans la jeunesse, souligne la commission.
La prostitution des jeunes filles a connu une recrudescence spectaculaire avec le développement de nouvelles techniques pour faciliter les rencontres telles que des «clubs téléphoniques» où les clients hommes attendent des appels de correspondantes anonymes.
Les numéros de téléphone de ces «clubs» sont imprimés sur des emballages de mouchoirs en papier distribués à la sortie du métro, sur des affichettes collées dans les cabines téléphoniques ou publiés dans les magazines féminins. Lorsqu’elle appelle l’un de ces numéros, la jeune fille pourra alors convenir ou non d’un rendez-vous avec son interlocuteur.
Une proportion non négligeable de ces appels aboutit à des rencontres dans une chambre d’hôtel, les filles étant parfois très jeunes.
Un sondage a révélé que 27,3% des jeunes filles de 16 et 17 ans ont reconnu avoir appelé au moins une fois ces numéros roses.
Les messageries vocales, «bipeurs» et téléphones cellulaires ont contribué au développement de cette prostitution qui se déroule le plus souvent à la barbe des parents.

La mentalité
des adultes

Les rencontres de ces adolescentes ont pour nom «enjo kosai» en japonais, expression qui se traduit littéralement par «rencontre compensée».
La semaine dernière, la presse a relaté les poursuites engagées contre trois filles de 18 et 19 ans de la région d’Osaka qui avaient laissé des messages explicites sur leur messagerie vocale.
«Je cherche quelqu’un pour un «enjo kosai» avec moi. Je veux de trois à cinq (billets de 10.000 yen)», disait l’une d’entre elles. 10.000 yen équivalent à 81 dollars.
Une nouvelle «mode» est celle des lycéennes qui se photographient nues dans des photomatons pendant qu’une camarade monte la garde devant, pour ensuite vendre les clichés autour de 5.000 yen l’unité.
Les lycéennes qui vendent leurs charmes se contentent parfois de cadeaux ou d’invitations à dîner. Celles qui acceptent de l’argent se dépêchent de le dépenser en vêtements et bijoux de marque.
Presque tous adoptés ces dernières années en raison de l’ampleur de l’émotion provoquée par ce phénomène, les arrêtés municipaux sont plus ou moins sévères selon les endroits.
Dans la préfecture de Kanagawa à l’est de Tokyo, elles vont de quelques mois à deux ans de prison et/ou à des amendes de 100.000 à un million de yen. Les condamnés s’en sortent généralement avec de simples amendes.
Les sociologues se gardent de jeter la pierre aux jeunes et soulignent qu’ils sont en fait les victimes d’une moralité de plus en plus douteuse chez les adultes.
«A voir la mentalité des adultes qui permettent aux hommes de partir en Asie du Sud-Est pour y profiter sexuellement des filles sans crainte de punition, il y a peu d’espoir d’imposer des règles contre l’obscénité», soulignait récemment Tariho Fukuda, un expert de l’aide à la jeunesse.
TOKYO, 4 Avril (AFP). — Tokyo a pris des mesures draconiennes pour interdire les relations sexuelles avec les mineurs afin de lutter contre la prostitution qui touche un nombre en hausse rapide de jeunes Japonaises. La commission chargée de la jeunesse de Tokyo a présenté un projet d’arrêté qui interdit et punit les relations sexuelles avec des mineurs. L’assemblée parlementaire de Tokyo et le gouverneur Yukio Aoshima vont étudier ce texte qui sera présenté pour vote en septembre.Tokyo est la dernière autorité locale au Japon à se décider à une mesure aussi radicale pour faire face à un fléau qui s’est répandu au sein de la jeunesse japonaise à une vitesse fulgurante.Aucun détail sur les peines encourues n’a encore été rendu public mais le nouvel arrêté devrait vraisemblablement punir tout adulte reconnu...