Le religieux, qui dirige à Florence la radio privée catholique Saint Marc, estime que la quantité «extraordinaire» de fidèles «mal élevés» qui assistent à la messe imposait un rappel à l’ordre.
L’utilisation du téléphone portable à l’église, comme il l’a constaté, au moment même de la consécration, est l’une des nouvelles formes d’impolitesses les plus grandes.
Le religieux considère comme particulièrement impoli de la part des femmes de participer à la messe, en lisant éventuellement des textes liturgiques devant l’autel, habillées d’une mini-jupe ou en tout cas d’une façon à attirer l’attention des fidèles: «Il est bien difficile dans ce cas de se consacrer à des pensées élevées et spirituelles, l’instinct sexuel étant toujours aux aguets».
La liste des mauvaises manières à l’église recensées fournie par le père Sorgia dans son manuel est très longue. Il y a les bavards, ceux qui plongent leurs mains dans le bénitier, ceux qui déplacent les bancs, ceux qui font un signe de croix «foudroyant».
Un passage est consacré aux confessions: «Assez, avec les pénitents qui ne réfléchissent pas avant de se confesser et considèrent les prêtres comme des arracheurs de dents spirituels!», écrit l’auteur. «J’ai même vu deux vieilles dames en venir presque aux mains pour passer la première au confessionnal», ajoute-il.
Mais il y a aussi ceux qui mâchent du chewing-gum ou mangent des sucreries en laissant des souvenirs sous les bancs, les talons-aiguilles qui claquent et les chaussures neuves qui craquent.
Enfin, le dominicain conseille aux mamans d’avoir des tétines de réserve pour éviter des «solos» de nouveau-nés au cours de la messe.


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