La course débutera le 11 juillet à Dublin où sera disputé le prologue, un contre-la-montre de sept kilomètres.
Le départ du Tour a été retardé pour éviter toute concurrence avec la Coupe du monde de football, qui se déroulera du 10 juin au 12 juillet en France.
Le 12 juillet, le peloton parcourra la côte est de l’île sur 175 km avec retour au parc Phoenix de Dublin.
La deuxième étape mènera les coureurs d’Enniscorthy, dans le comté de Wexford, à Cork (200 km). De là, la caravane embarquera sur un ferry à destination de Roscoff, en Bretagne.
Les retombées financières de l’événement devraient se chiffrer à quelque 30 millions de livres pour le tourisme irlandais.
Le Tour coïncidera avec le 200e anniversaire de la rébellion irlandaise de 1798 contre le royaume d’Angleterre, un mouvement lancé par le protestant Wolfe Tone dans le sillage de la Révolution française.
C’est la 13e fois depuis la création de la Grande boucle en 1903 que la course de juillet s’élance hors de France. Mais le Tour était toujours parti du continent européen et n’avait jamais débuté sur une île.
L’idée d’un départ en Irlande avait été lancée en 1994 lors du passage du Tour en Angleterre.
L’Irlande est une grande nation de cyclisme depuis les années 1980, où Sean Kelly, l’un des plus grands coureurs classiques de l’Histoire, et Stephen Roche occupaient le devant de la scène cycliste. Roche a enlevé l’épreuve en 1987.
«En émigrant en Irlande, le Tour de France rend hommage à ces athlètes extraordinaires», a déclaré Jean-Marie Leblanc lors d’une conférence de presse.
Ironie du sort, l’Irlande ne comptera aucun concurrent en 1998.


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