Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Amnesty dénonce le recours systématique à la torture

PARIS, 3 Avril (AFP). — Amnesty International dénonce «le recours systématique à la torture et aux mauvais traitements» par les forces de sécurité en Russie, dans un rapport rendu public jeudi à Paris.
Dans ce texte intitulé «La torture en Russie, un enfer créé par l’homme», l’organisation demande aux autorités russes de «mettre en place un plan d’action national» pour abolir la torture.
«Sous prétexte de lutter contre la délinquance, la Fédération de Russie a élargi les pouvoirs des organes chargés de la sécurité et de l’application des lois, au détriment des droits constitutionnels. Les membres des minorités en sont les premières victimes», déclare Amnesty.
L’organisation écrit que «selon les informations disponibles, des prisonniers sont morts en raison de la surpopulation carcérale, du manque d’air et des conditions de vie très pénibles», précisant que «des cas de mort par asphyxie ont été signalés dans pratiquement tous les grands centres de détention préventive en Russie».
Comme «méthodes de torture les plus utilisées par la police», Amnesty cite l’asphyxie, connue sous le nom de «slonik» (éléphant), les passages à tabac et une «méthode spéciale de contrainte physique appelée lastotchka (l’hirondelle)».
Amnesty affirme que des professionnels de la santé se sont rendus «complices de violations de droits de l’homme», par exemple en refusant de constater par écrit les blessures des victimes, et auraient parfois «participé directement à des actes de torture ou à des mauvais traitements infligés à des prisonniers».
Selon le rapport, «les conditions de détention et les pratiques du goulag perdurent dans de nombreux centres de détention».
«Par exemple, des prisonniers appelés pressovchtchiki sont encore chargés de surveiller et de tabasser les autres détenus», écrit Amnesty qui affirme que «la torture est systématiquement utilisée pour punir les détenus qui portent plainte ou les prisonniers politiques, ou pour obtenir des aveux».
En cas de décès, Amnesty souligne que, «souvent» l’administration pénitentiaire tente de bloquer les enquêtes et que «jamais» celles-ci n’ont abouti au jugement des responsables.
«Il est clair que les autorités russes ont le pouvoir de mettre immédiatement fin à ces pratiques illégales, conclut Amnesty. Elles devraient mettre en place un plan d’action national pour l’abolition de la torture en veillant, en priorité, à ce que la torture soit clairement définie comme une infraction pénale et dûment sanctionnée par la loi».
PARIS, 3 Avril (AFP). — Amnesty International dénonce «le recours systématique à la torture et aux mauvais traitements» par les forces de sécurité en Russie, dans un rapport rendu public jeudi à Paris.Dans ce texte intitulé «La torture en Russie, un enfer créé par l’homme», l’organisation demande aux autorités russes de «mettre en place un plan d’action national» pour abolir la torture.«Sous prétexte de lutter contre la délinquance, la Fédération de Russie a élargi les pouvoirs des organes chargés de la sécurité et de l’application des lois, au détriment des droits constitutionnels. Les membres des minorités en sont les premières victimes», déclare Amnesty.L’organisation écrit que «selon les informations disponibles, des prisonniers sont morts en raison de la surpopulation carcérale, du manque...