A Londres, un porte-parole de GEC a simplement indiqué que le groupe n’avait préparé aucun communiqué à ce sujet et s’est refusé à tout autre commentaire.
A Paris, les ministères de l’Economie et de l’Industrie se sont également refusé à tout commentaire. Aucune déclaration n’a pu être non plus obtenue du ministère de la Défense.
Lagardère, d’une part, et Alcatel-Alsthom associé à Dassault Industries, d’autre part, ont confirmé la semaine dernière le dépôt de leurs offres.
Selon le quotidien «Le Monde», «le gouvernement a du mal à cacher son embarras» après le dépôt, vendredi, par le géant sbritannique de la défense, d’un dossier de candidature, «à la surprise des pouvoirs publics».
Les repreneurs potentiels de Thomson-CSF avaient jusqu’à vendredi dernier à midi pour faire acte de candidature.
Le gouvernement doit maintenant se prononcer, d’ici lundi prochain, sur la recevabilité des offres au regard de critères financiers mais également de celui de la «préservation des intérêts de la Défense» de la France.
Le cahier des charges n’exclut a priori aucune offre de reprise étrangère, replaçant même la privatisation de Thomson-CSF dans le cadre de «la restructuration des industries européennes de la défense». Le gouvernement souhaite toutefois que la recomposition du paysage français de la défense soit réalisée préalablement.
Pour que son offre soit recevable, chaque candidat devra disposer d’au moins cinq milliards de francs de capitaux propres et justifier qu’il a réalisé au cours de l’exercice 1995 un chiffre d’affaires consolidé au moins égal à cinq milliards de francs dans l’électronique professionnelle et de défense. Deux conditions qu’Alcatel, Lagardère et GEC remplissent sans difficulté.
Le cahier du cahier de la privatisation de Thomson-CSF subordonne toutefois la recevabilité des efforts «à la protection des intérêts essentiels de la sécurité nationale».
Les candidats qui seront déclarés recevables auront en effet accès à des informations détaillées sur le groupe Thomson-CSF, l’accès à certaines d’entre elles étant même «subordonné à une habilitation au secret défense».
Les candidats auront alors jusqu’au 7 mai à midi pour déposer une offre ferme, le gouvernement s’étant fixé jusqu’au 30 juin pour choisir le nouvel actionnaire majoritaire de Thomson-CSF.


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