Le massacre jeudi soir d’au moins dix-huit membres d’un gang armé par des villageois dans le sud du pays, le pire depuis le début des troubles à la mi-janvier, est venu illustrer la désintégration des structures de l’Etat et l’urgence de l’intervention de soldats européens.
A l’issue d’une rencontre avec le président Sali Berisha, qui cristallise l’hostilité des insurgés en armes, le chef de la mission de l’Union européenne, le diplomate néerlandais Jan d’Ansembourg, a indiqué que les contours de la mission que l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) a décidé d’envoyer en Albanie avaient été bien définis avec ses interlocuteurs, et que seul manquait désormais le feu vert onusien.
Européens et Albanais sont d’accord sur les contours de la mission, a déclaré le diplomate européen: une aide à la reconstitution de l’Etat et des forces de police en particulier, une coopération en vue de l’organisation, si possible en juin, de législatives anticipées et surtout l’intervention d’un contingent de soldats européens.
«Les Albanais insistent sur la sécurisation des deux principaux ports, Vlora et Durres, ainsi que de l’aéroport», a souligné le diplomate. «Ils voudraient beaucoup plus, que les soldats accompagnent les convois, aident à la distribution, mais cela demanderait une force énorme et je ne la vois pas venir».
Le Conseil de Sécurité devrait voter, en principe, sur un projet de résolution autorisant le déploiement en Albanie pour trois mois d’une force multinationale à caractère humanitaire, selon des diplomates occidentaux.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir