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Actualités - Chronologie

Le jeu du chat et de la souris à Bethleem

BETHLEEM (Cisjordanie), 27 Mars (AFP). — «Cela me rappelle l’«intifada»», assure Youssef Abou Saleh en regardant les pierres lancées par les manifestants palestiniens, qui volent parmi les gaz lacrymogènes des militaires israéliens.
Abou Saleh qui a été arrêté par Israël pendant le soulèvement palestinien (Intifada, 1987-93) pour avoir jeté les pierres, se précipite dans la mêlée. Il ceinture un manifestant, lui arrache les pierres des mains et le traîne loin des soldats israéliens.
C’est qu’Abou Saleh est aujourd’hui un membre des forces de sécurité palestiniennes qui ont bien du mal à contrôler les jeunes manifestants anti-israéliens avec lesquels, au fond, ils sympathisent totalement.
A Bethléem, les affrontements sont quotidiens depuis une semaine. Ils ressemblent au jeu du chat et de la souris, où les jeunes Palestiniens essayent d’échapper à leurs propres policiers pour pouvoir bombarder de pierres les soldats israéliens.
Les policiers palestiniens sont visiblement hésitants. Parfois, ils se contentent d’assister sereinement aux affrontements, mais le plus souvent, ils finissent par intervenir pour calmer les émeutes.
Les étudiants de Bethléem affirment n’être aucunement sous les ordres de M. Arafat. Ils veulent protester contre la nouvelle colonie juive qu’Israël a commencé à construire la semaine dernière à la limite entre la partie arabe de Jérusalem et Bethléem.

Au-delà d’Arafat

«Ici à Bethléem, nous ressentons cette colonie plus qu’ailleurs, et nous continuerons à manifester jusqu’à ce que les travaux soient arrêtés», affirme un meneur qui souhaite conserver l’anonymat.
«Bien sûr, ces manifestations sont organisées. Mais cela va au-delà d’Arafat. Il peut bien nous dire d’arrêter, nous ne le ferons pas, tant que (les travaux de construction de la colonie) ne seront pas arrêtés», ajoute un autre dirigeant étudiant.
Les manifestants se dirigent chaque jour vers la «tombe de Rachel», un lieu saint de Bethléem, qui est toujours sous la garde de l’armée israélienne, malgré le passage de la ville à l’autonomie à la fin 1995.
Les militaires israéliens sont de faction devant le tombeau qu’ils ont pratiquement transformé en bunker, avec des murs de béton érigés ces derniers mois.
BETHLEEM (Cisjordanie), 27 Mars (AFP). — «Cela me rappelle l’«intifada»», assure Youssef Abou Saleh en regardant les pierres lancées par les manifestants palestiniens, qui volent parmi les gaz lacrymogènes des militaires israéliens.Abou Saleh qui a été arrêté par Israël pendant le soulèvement palestinien (Intifada, 1987-93) pour avoir jeté les pierres, se précipite dans la mêlée. Il ceinture un manifestant, lui arrache les pierres des mains et le traîne loin des soldats israéliens.C’est qu’Abou Saleh est aujourd’hui un membre des forces de sécurité palestiniennes qui ont bien du mal à contrôler les jeunes manifestants anti-israéliens avec lesquels, au fond, ils sympathisent totalement.A Bethléem, les affrontements sont quotidiens depuis une semaine. Ils ressemblent au jeu du chat et de la souris, où...