Etaient notamment présents, outre M. Siniora, le président de l’Association des industriels, M. Jacques Sarraf; le président du syndicat des experts-comptables, M. Mouwafac Yafi; les hauts fonctionnaires du ministère des Finances, ainsi qu’un grand nombre d’hommes d’affaires, d’industriels et de commerçants.
Premier à prendre la parole, M. Sarraf qui a remercié le premier gouvernement du président Hariri pour avoir approuvé les législations qui «ont établi le paradis fiscal à l’ombre duquel nous vivons actuellement».
M. Sarraf a ajouté qu’en dépit de l’existence de lois fiscales encourageantes pour l’investissement, on ne cesse de constater que la plupart des investisseurs ne sont pas initiés à la culture fiscale, à tel point qu’il est à craindre que les différentes interprétations pour la mise en exécution de ces législations ne créent autant d’obstacles à l’investissement en général. D’où l’organisation de ce séminaire tendant à dissiper l’image d’un manque de confiance réciproque qui fait que le contribuable est l’accusé et le contrôleur la personne disposée à sévir. Il est temps, a poursuivi M. Sarraf, de recourir à la science, aux statistiques et à la transparence pour préserver le «paradis fiscal» qui requiert la netteté et la confiance réciproque.
Il a conclu en demandant l’augmentation du nombre des contrôleurs et l’établissement de critères pour la réduction des amendes.
Succédant à M. Sarraf, M. Siniora a indiqué que ce séminaire comporte plusieurs avantages, que ce soit sur le plan de l’ouverture ou celui de la collaboration entre l’Etat et les citoyens, soulignant l’importance des mesures prises par l’administration des douanes pour faciliter les formalités des citoyens.
Il a poursuivi en remarquant que le séminaire met l’accent sur l’importance de la collaboration entre les secteurs public et privé en vue de résoudre les problèmes qui retardent le processus de la reconstruction économique. M. Siniora a, par ailleurs, appelé à l’abolition des obstacles entre l’Etat et les citoyens, pour ce qui est notamment des taxes et impôts, et à ôter l’idée ancrée depuis l’époque du colonialisme selon laquelle ceux-ci sont perçus arbitrairement.


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