Une troisième compagnie française, Franserres, est associée au projet monté par Dassault Investissements et Thomson Compensation Internationale, filiales des groupes Dassault Industries et Thomson-CSF, a indiqué dans un communiqué l’organe officiel émirati chargé de superviser le programme de compensation (offset), au salon international de l’armement d’Abou Dhabi.
Les trois firmes, en partenariat avec le holding local Al-Hamed Entreprises, doivent construire des serres sur 10 hectares, permettant notamment des cultures de fleurs, pour un montant de 50 millions de dirhams (13,7 millions de dollars).
La distribution des actions dans la nouvelle entreprise, baptisée Franserres-United Arab Emirates, n’a pas été définie, mais le groupe local doit y détenir un minimum de 51%, a-t-on ajouté de source officielle.
En vertu du programme introduit en 1990, les fournisseurs d’armes doivent investir dans des projets civils locaux, en partenariat avec des entreprises émiraties, de manière à générer 60% du montant du contrat qu’ils décrochent sur une période déterminée, d’habitude sept ans.
Pour Thomson, ce projet lui permet de remplir une partie de ses obligations découlant «d’un contrat en cours d’exécution», a indiqué à l’AFP M. Bernard Durin, directeur du bureau offset représentant Thomson, Dassault et le constructeur de réacteurs français Snecma à Abou Dhabi.
Il s’agit en outre du premier projet civil de Dassault aux Emirats où sa présence remonte à la livraison de Mirage-5, 1975.
«La démarche de Dassault Investissements s’inscrit dans le cadre de la présence continue du groupe depuis plus de 20 ans», a-t-il ajouté, précisant que «si demain il y a un nouveau contrat, ce projet s’inscrirait dans le cadre de ses obligations offset».


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