Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

L'Union européenne décidée à apporter son aide concrète

APELDOORN (Pays-Bas), 17 Mars (AFP). — L’Union européenne a clairement montré, après hésitation, sa volonté d’aider l’Albanie à sortir du chaos en proposant d’y envoyer des experts civils, policiers et militaires pour aider à restaurer les fonctions de l’Etat.
Dès cette semaine, des envoyés spéciaux de l’Union européenne exposeront à Tirana cette proposition, à laquelle les Etats membres pourront participer sur une base volontaire.
Ces envoyés spéciaux sont chargés d’évaluer les besoins des Albanais pour restaurer leurs structures civiles, la loi et l’ordre, selon une déclaration adoptée par les ministres des Affaires étrangères des Quinze réunis à Apeldoorn aux Pays-Bas.
La mission d’évaluation sera dirigée par Jan d’Ansembourg, ambassadeur néerlandais itinérant au nom de la présidence tournante de l’UE, et comprendra des représentants de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), de la Grèce et de l’Italie. Cette mission comptera «à la fois des experts civils et militaires», a précisé le ministre néerlandais Hans van Mierlo.
«Mais il est clair que l’Albanie elle-même doit d’abord rétablir le calme et nous l’appuierons dans ce sens», a souligné le président de la Commission européenne Jacques Santer à la presse.
Signe de sa bonne volonté, l’Union assure l’Albanie de son soutien en aide humanitaire et assistance financière «dès que la stabilité aura été restaurée», selon la déclaration des Quinze.
Venus divisés sur l’opportunité d’envoyer une force militaire dans ce pays en proie à l’anarchie, les ministres des Affaires étrangères ont annoncé après plusieurs heures de discussions leur volonté commune d’aider l’Albanie dans les plus brefs délais.
Les pays membres qui le souhaitent pourront participer, selon la déclaration de l’UE, à une «mission de conseil» auprès de l’administration civile, de la police et de l’armée en Albanie.

Protection internationale

Cette mission pourrait bénéficier d’une force de protection internationale dont l’envergure n’est pas précisée.
Il appartiendra à la mission de M. d’Assembourg et aux autorités albanaises d’évaluer la nécessité d’une telle protection.
Parmi les tâches envisagées de cette force, on avait évoqué, de source diplomatique française, la protection de l’aéroport de Tirana, des ambassades, ainsi que des principaux bâtiments publics de la capitale.
Toutefois, la formule de compromis qui a obtenu l’aval des Quinze souligne seulement le besoin d’une assistance extérieure immédiate «pour la restauration de la sécurité en particulier dans et autour de Tirana».
Selon M. de Charette, interrogé sur l’envoi d’une telle force, «dès lors qu’il y aura des pays en nombre suffisant pour le faire et que la nécessité se présente à la suite de la mission d’évaluation, on examinera cela de façon positive».
L’Allemagne et la Grande-Bretagne notamment, opposées à toute intervention militaire dans ce pays, ne sont donc pas «obligées» de participer à une telle initiative.
Bonn en reste à son refus d’envoyer le moindre soldat allemand en Albanie, mais est prête «à y dépêcher des conseillers civils», a confirmé le chef de la diplomatie Klaus Kinkel.
L’Italie et la Grèce, pays limitrophes et directement concernés par la dégradation de la situation dans les Balkans, mais aussi la France, l’Espagne et le Danemark se sont dits prêts à envoyer des experts afin de conseiller la police et l’armée albanaise.
Quoiqu’il en soit, avant d’envoyer ces experts, les Quinze s’engagent à consulter, outre les responsables à Tirana, le Conseil de Sécurité de l’ONU, l’OSCE et le Conseil de l’Europe.
APELDOORN (Pays-Bas), 17 Mars (AFP). — L’Union européenne a clairement montré, après hésitation, sa volonté d’aider l’Albanie à sortir du chaos en proposant d’y envoyer des experts civils, policiers et militaires pour aider à restaurer les fonctions de l’Etat.Dès cette semaine, des envoyés spéciaux de l’Union européenne exposeront à Tirana cette proposition, à laquelle les Etats membres pourront participer sur une base volontaire.Ces envoyés spéciaux sont chargés d’évaluer les besoins des Albanais pour restaurer leurs structures civiles, la loi et l’ordre, selon une déclaration adoptée par les ministres des Affaires étrangères des Quinze réunis à Apeldoorn aux Pays-Bas.La mission d’évaluation sera dirigée par Jan d’Ansembourg, ambassadeur néerlandais itinérant au nom de la présidence...