Loin d’atteindre le niveau de jeu qui leur avait permis de bousculer les Français pendant une heure à Twickenham, les Anglais ont dû attendre la deuxième mi-temps et deux essais opportunistes de Tim Stimpson et Tony Underwood pour faire la différence.
Jusque là, Phil de Glanville et ses camarades avaient éprouvé toutes les peines à traduire leurs domination territoriale. Deux pénalités de Mike Catt leur avaient permis de prendre l’avantage au score, mais à l’exception d’un débordement de Jon Sleightolme, miraculeusement poussé en touche par Jonathan Davies, ils avaient rarement mis en difficulté la défense galloise.
De leur côté, les Gallois n’avaient pas été beaucoup plus heureux. Neil Jenkins, contraint de sortir après 15 minutes, et Jonathn Davies avaient manqué trois coups de pied faciles sur leurs rares incursions dans le camp anglais, mais avec un déficit de trois points à la pause (3-6), ils pouvaient encore rêver.
Mais tandis que les avants gallois subissaient de plus en plus nettement la puissance du pack anglais, Tim Rodber chapardait un ballon dans un regroupement et Jeremy Guscott rentré à l’aile décalait Stimpson pour le premier essai. Sur l’attaque suivante, c’était au tour de Bateman d’être pris dans l’étau anglais, et Underwood s’enfuyait à toutes jambes pour marquer entre les poteaux. En moins de deux minutes, l’avantage était passé de 3 à 17 points.
Ce crédit, les Anglais n’allaient pas le dilapider. Intraitables en défense, ils contraient par deux fois les initiatives galloises. Hill et De Glanville alourdissaient le score. Pour tout réconfort, Robert Howley sauvait l’honneur dans les arrêts de jeu en inscrivant le dernier essai marqué à l’Arms Park avant sa démolition. Mais le XV de Galles aussi a besoin d’être reconstruit.


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