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Actualités - Chronologie

Rugby Tournoi des cinq nations L'Ecosse aime jouer les troubles fêtes

PARIS, 13 MARS (Reuter). — Si l’encadrement du XV de France ne cesse de mettre ses joueurs en garde contre tout excès d’euphorie, c’est que l’Ecosse, qui se présente samedi à Paris, s’y entend comme personne pour contrarier les rêves de gloire des Tricolores.
Croire qu’un premier Grand Chelem depuis 10 ans et le premier depuis toujours à Paris relève d’une simple formalité serait une grossière erreur, rappelle Jo Maso.
«Le danger, c’est d’être trop confiant après les trois victoires que nous venons d’engranger et de se présenter la fleur au fusil face à un adversaire qui n’aura rien à perdre», martèle le manager français. «Il faudra de l’humilité et du respect».
Pourquoi tant de méfiance envers une équipe qui a été ridiculisée par l’Angleterre dans ce Tournoi? Parce qu’elle a relevé la tête d’une impressionnante victoire sur l’Irlande. Certes, mais pas seulement.
Les deux dernières confrontations entre les deux équipes dans le cadre des Cinq Nations se sont soldées par des échecs pour les Français et, lors de la Coupe du monde sud-africaine, il s’en était fallu d’un rien pour que les guerriers des Highlands jouent un sale tour aux Bleus.
Sans une géniale feinte de passe d’Emile Ntamack pour un essai dans les arrêts de jeu, l’Ecosse envoyait les Français au massacre contre les Blacks en quarts de finale.
Parce que le défi qu’ils imposent, le désordre d’avants qu’ils affectionnent et le rugby total qu’ils revendiquent ont toujours gêné les Français, il convient de faire attention.

Des Bleus sous pression

«Cette équipe d’Ecosse a été l’une des premières du Vieux continent à se tourner vers un jeu à la fois physique et offensif tel que le pratiquent les All Blacks», fait valoir Jean-Claude Skrela. «Elle a mal débuté le Tournoi mais elle est dans une phase ascendante et elle a montré de belles choses face à l’Irlande en osant du jeu et en s’investissant énormément dans l’axe profond».
John Jeffrey, le fameux «requin blanc» dont les dents ont si souvent meurtri la chair des coqs de France, est devenu depuis l’an passé le sélectionneur d’une équipe d’Ecosse qu’il croit capable d’un exploit à Paris.
«Les derniers résultats français font évidemment pencher la balance de leur côté», reconnaît l’ancien formidable troisième ligne aile dans les colonnes de Midi-Olympique. «On peut pourtant penser que c’est la France qui sera sous pression, que nous n’aurons rien à perdre et que la perspective d’un Grand chelem et le poids que celui-ci pèse sur les épaules françaises peuvent jouer en notre faveur».
Jean-Claude Skrela a sa petite idée pour ennuyer ces Ecossais et elle n’est pas compliquée: il faudra défendre avec acharnement pendant 80 minutes.
«Cela ne veut pas dire que nous renoncerons au rugby auquel nous croyons», ajoute-t-il à l’adresse de ceux qui redoutent une terne bataille de tranchées.
Si Pierre Berbizier était encore dans les parages, il dirait sûrement aux joueurs que le rugby est avant tout un sport de combat. Mais Skrela a lui aussi le sens de la formule et, pour motiver ses troupes avant l’affrontement de samedi, il a trouvé la sienne.
«C’est une finale et une finale, ça se gagne», a-t-il dit une douzaine de fois ces derniers jours.
Attendre de voir des feux d’artifice s’élever de la pelouse du Parc, c’est s’exposer à une probable déception tant l’essentiel sera de gagner. La fête, ce sera pour après. Peut-être.
PARIS, 13 MARS (Reuter). — Si l’encadrement du XV de France ne cesse de mettre ses joueurs en garde contre tout excès d’euphorie, c’est que l’Ecosse, qui se présente samedi à Paris, s’y entend comme personne pour contrarier les rêves de gloire des Tricolores.Croire qu’un premier Grand Chelem depuis 10 ans et le premier depuis toujours à Paris relève d’une simple formalité serait une grossière erreur, rappelle Jo Maso.«Le danger, c’est d’être trop confiant après les trois victoires que nous venons d’engranger et de se présenter la fleur au fusil face à un adversaire qui n’aura rien à perdre», martèle le manager français. «Il faudra de l’humilité et du respect».Pourquoi tant de méfiance envers une équipe qui a été ridiculisée par l’Angleterre dans ce Tournoi? Parce qu’elle a relevé la...