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Actualités - Chronologie

Zaire : timide reprise de l'action humanitaire à Kisangani

KISANGANI (Zaïre), 13 Mars (AFP). — L’action humanitaire depuis Kisangani, encerclée par les rebelles, à destination des réfugiés rwandais, qui avait brutalement cessé le 2 mars avec le départ des représentants des ONG craignant pour leur sécurité, a redémarré timidement depuis le début de la semaine.
Un second avion affrété par le secrétariat à l’Action humanitaire français, transportant des médicaments, de la nourriture dont du lait pour les enfants, et du matériel tel que pioches, pelles et bâches, pour les réfugiés d’Ubundu (100 km au sud-est de Kisangani), est attendu jeudi matin à l’aéroport de la capitale du Haut-Zaïre.
Un troisième avion est programmé pour le début de la semaine prochaine. Le secrétariat à l’Action humanitaire français a décidé, en outre, de maintenir un représentant sur place «à la fois pour sécuriser les populations et coordonner les actions».
Le premier appareil était arrivé lundi dernier avec le secrétaire d’Etat à l’Action humanitaire, Xavier Emmanuelli, qui, après avoir procédé à une évaluation de la situation et estimé que Kisangani ne donnait pas «l’impression d’être une ville sur le point de tomber», avait incité les organisations humanitaires à y revenir «pour assurer leur mission».
Action contre la faim (ACF) a été la première à répondre à cette sollicitation. Une mission de trois personnes est arrivée mardi dernier avec cinq tonnes de nourriture protéinée pour les 3.500 personnes déplacées, dont 150 enfants abandonnés, qui sont hébergées dans les locaux d’un hôpital inachevé se trouvant à l’extérieur de la ville, baptisé «point H».
Le HCR, gravement mis en cause par les autorités zaïroises qui l’ont notamment accusé de complicité avec les rebelles en provoquant la panique parmi les réfugiés du camp de Tingi Tingi, envisage de rouvrir dans les tout prochains jours son antenne à Kisangani.
Une délégation a rencontré mercredi le gouverneur de la région de Kisangani. Ce dernier n’a pas caché sa colère à l’encontre de cet organisme des Nations Unies.
«Des visites, nous en recevons beaucoup, mais, en revanche peu de concours», a-t-il dit à ses interlocuteurs. «Le problème des réfugiés nous est tombé dessus. Tout le monde critique le Zaïre pour ce qu’il fait ou ne fait pas. Allez dire aux Tutsis de Kigali et de Bujumbura de faire en sorte que les réfugiés hutus puissent retourner dans leur pays, au lieu de nous proposer des médicaments, des couvertures et du savon pour eux».
Le gouverneur de Kisangani avait déjà, le 4 mars, sévèrement critiqué les organisations humanitaires qui, en partant précipitamment, sur un moment de panique, avaient laissé supposer que la ville était sur le point de tomber.s
KISANGANI (Zaïre), 13 Mars (AFP). — L’action humanitaire depuis Kisangani, encerclée par les rebelles, à destination des réfugiés rwandais, qui avait brutalement cessé le 2 mars avec le départ des représentants des ONG craignant pour leur sécurité, a redémarré timidement depuis le début de la semaine.Un second avion affrété par le secrétariat à l’Action humanitaire français, transportant des médicaments, de la nourriture dont du lait pour les enfants, et du matériel tel que pioches, pelles et bâches, pour les réfugiés d’Ubundu (100 km au sud-est de Kisangani), est attendu jeudi matin à l’aéroport de la capitale du Haut-Zaïre.Un troisième avion est programmé pour le début de la semaine prochaine. Le secrétariat à l’Action humanitaire français a décidé, en outre, de maintenir un représentant...