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Actualités - Chronologie

Moubarak à Washington : élément modérateur mais partenaire difficile

LE CAIRE, 7 Mars (AFP). — Le président égyptien Hosni Moubarak, élément modérateur auprès des Palestiniens mais aussi partenaire difficile des Etats-Unis, sera reçu lundi à Washington par le président américain Bill Clinton, après une courte visite à Paris.

«Il exposera très franchement et honnêtement son point de vue (sur la situation dans la région) et nous ne devons pas avoir nécessairement des positions identiques avec les Etats-Unis», a déclaré jeudi à la télévision égyptienne son conseiller politique, M. Oussama al-Baz.
La dernière visite de M. Moubarak à Washington remonte au printemps 1996. Depuis l’arrivée au pouvoir de Bill Clinton en 1992, il a été reçu à la Maison-Blanche environ une fois par an.
«Cette visite à Washington revêt plus d’importance que les précédentes, car elle intervient dans une nouvelle étape du processus de paix», depuis qu’Israël est gouverné par le chef de la droite nationaliste Benjamin Netanyahu qui, selon M. al-Baz «se déclare certes disposé à appliquer les accords conclus» (avec les Palestiniens) mais qui en a aussi «une conception spéciale».
M. Moubarak va examiner avec le président Clinton toutes les questions liées au processus de paix et «sa vision pour réactiver les négociations sur les volets syrien et libanais», a dit M. Baz.
L’Egypte a divergé publiquement et à plusieurs reprises ces derniers temps avec Washington, son principal bailleur de fonds avec une aide annuelle civile et militaire de 2,1 milliards de dollars.
En septembre, le président Moubarak avait décliné l’invitation du président Bill Clinton d’assister au sommet de Washington, aux côtés du roi Hussein de Jordanie, du président palestinien Yasser Arafat et de M. Netanyahu, après la vague de violence qui avait suivi l’ouverture par Israël d’un tunnel longeant la mosquée al-Aqsa à Jérusalem.

La colonie à
Jérusalem-Est

Outre ses appels à la fin de l’embargo contre la Libye, Le Caire a mené campagne contre la prorogation illimitée du traité de non-prolifération nucléaire, dont Israël s’est exclu en 1995, comme il avait refusé d’adhérer au traité de non-prolifération des armes chimiques en 1993.
Dans le même temps, le «Raïs» est apparu comme un élément modérateur notamment auprès du président de l’Autorité palestinienne Yasser Arafat.
Ainsi, M. Moubarak a préconisé mercredi aux Palestiniens et aux Israéliens de «baisser le ton» à propos de la nouvelle colonie juive à Jérusalem-Est «jusqu’à ce qu’une solution soit trouvée».
«Pour l’Egypte, sans un rôle américain efficace, il n’y aura pas de progrès dans le processus de paix et pour Washington, l’Egypte est la pierre angulaire de la stabilité dans la région», estimait jeudi le rédacteur en chef de l’hebdomadaire Al-Moussawar, M. Makram Mohammed Ahmed.
«M. Moubarak n’a jamais caché ses divergences avec Washington, mais il les a toujours placées dans le cadre d’un partenariat permanent qui a pour dessein d’instaurer une paix juste et globale au Proche-Orient et de réaliser une sécurité équilibrée pour toutes les parties», a souligné ce proche du chef d’Etat égyptien.
Le président égyptien profitera aussi de sa visite pour vanter la politique économique de son pays, engagé depuis 1991 dans un vaste programme de privatisations. L’Egypte espère accroître les investissements américains qui s’élèvent actuellement à 1,4 milliard de dollars, dont 1,2 milliard dans le domaine de la prospection pétrolière et gazière.
Les échanges commerciaux entre l’Egypte et les Etats-Unis s’élèvent à 3,6 milliards de dollars avec un excédent de 3 milliards de dollars en faveur de Washington.
LE CAIRE, 7 Mars (AFP). — Le président égyptien Hosni Moubarak, élément modérateur auprès des Palestiniens mais aussi partenaire difficile des Etats-Unis, sera reçu lundi à Washington par le président américain Bill Clinton, après une courte visite à Paris.«Il exposera très franchement et honnêtement son point de vue (sur la situation dans la région) et nous ne devons pas avoir nécessairement des positions identiques avec les Etats-Unis», a déclaré jeudi à la télévision égyptienne son conseiller politique, M. Oussama al-Baz.La dernière visite de M. Moubarak à Washington remonte au printemps 1996. Depuis l’arrivée au pouvoir de Bill Clinton en 1992, il a été reçu à la Maison-Blanche environ une fois par an.«Cette visite à Washington revêt plus d’importance que les précédentes, car elle intervient...