Un demi-million de personnes déplacées de force au Burundi
le 07 mars 1997 à 00h00
NEW YORK (Nations Unies), 6 Mars (AFP). — Le gouvernement burundais est en train de transférer par la force un demi-million de personnes vers des «camps de regroupement» posant un problème grave aux organisations humanitaires, a indiqué le coordinateur des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, Martin Griffiths. Le responsable régional de l’ONU a déclaré à New York, au cours d’une conférence de presse, que les autorités burundaises déplaçaient ces populations «par mesure de sécurité pour les conduire hors des zones de conflit». Alors que le gouvernement de Bujumbura affirme que la démarche est volontaire, le coordinateur estime «qu’il est très clair que le choix offert à ceux qui sont regroupés est très limité». M. Griffiths ajoute que les organismes humanitaires «ne souhaitent en aucune façon être complices d’une politique inspirée par des mesures policières». Il n’a pas précisé si les personnes déplacées appartenaient à la majorité hutue. Il a cependant indiqué que les occupants des camps de regroupement s’ajoutaient aux 300.000 Tutsis que les troubles au Burundi ont déjà poussés à l’exode. Le coordinateur a précisé que le premier ministre burundais, Pascal-Firmin Ndimira, l’avait informé la semaine dernière que 500.000 personnes seraient progressivement regroupées dans les camps, mais que ce chiffre n’avait pas encore été atteint. M. Griffiths, qui a visité un camp, y a vu des «signes horribles» de malnutrition des enfants sans toutefois pouvoir fournir de précisions chiffrées. Il a indiqué que les responsables des Nations Unies et des organisations non-gouvernementales discutaient du problème en vue d’assister les personnes déplacées de manière autoritaire et qu’ils «espéraient pouvoir adopter une position commune claire très bientôt».
NEW YORK (Nations Unies), 6 Mars (AFP). — Le gouvernement burundais est en train de transférer par la force un demi-million de personnes vers des «camps de regroupement» posant un problème grave aux organisations humanitaires, a indiqué le coordinateur des Nations Unies pour la région des Grands Lacs, Martin Griffiths.Le responsable régional de l’ONU a déclaré à New York, au cours d’une conférence de presse, que les autorités burundaises déplaçaient ces populations «par mesure de sécurité pour les conduire hors des zones de conflit».Alors que le gouvernement de Bujumbura affirme que la démarche est volontaire, le coordinateur estime «qu’il est très clair que le choix offert à ceux qui sont regroupés est très limité».M. Griffiths ajoute que les organismes humanitaires «ne souhaitent en aucune façon...
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