En 1996, 104 films d’«initiative française» ont reçu le soutien du CNC, contre 97 en 1995, pour un investissement total de 2,525 milliards de francs, contre 2,722 milliards.
Le cinéma français représente en valeur un chiffre d’affaires(recettes salles, recettes TV et vidéo) d’environ quatre milliards de francs, a rapporté Marc Tessier lors de la présentation du bilan 1996 de son organisme.
«Le cinéma français connaît une croissance de 3 à 4% par an en valeur alors que la croissance de la télévision se situe entre 7 et 8», a-t-il noté.
Il a souligné que le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’apprêtait à appliquer les obligations de production française des chaînes de télévision herziennes aux chaînes numériques et satellitaires, ce qui profitera au plus haut point au secteur.
«Nous sommes assis dans un train qui va très vite», a-t-il estimé.
Un film
sur deux
Canal+ a pré-acheté 85 films d’initiative française pour un montant de 605,4 millions de francs et 27 films de coproduction minoritaire française (sur 27) pour 73 millions de francs.
La part des pré-achats de Canal+ (678,4 millions de francs) dans le total des investissements français (2,518 milliards hors CNC: y compris les coproductions) représente 27% contre 25,5% en 1995.
Les chaînes de télévision en clair ont pré-acheté 65 films, dont 56 d’initiative française, ayant reçu l’agrément du CNC en 1996 pour un volume global d’investissement de 484,6 millions de francs (+8% sur 95). TF1 a investi 221,2 millions de francs, France 2 120,9 millions, France 3 99 millions, La Sept 28,5 millions et 15 millions de francs pour M6.
L’apport de ces chaînes dans le total des investissements français représente 19,1% en 1996 (contre 16,8% en 1995).
«Globalement, 46 des films français sont produits par la télévision, soit environ un film sur deux», a noté Marc Tessier.
Les SOFICA (Sociétés de financement du cinéma et de l’audiovisuel) ont participé en 1996 à 39 films, contre 38 en 1995, pour un investissement en net recul de 128,55 millions de francs contre 153,65 millions en 1995.
Sofinergie a investi 37,2 millions de francs dans 18 films et Cofimage 32 millions de francs dans 14 films.

