«La statistique de l’emploi est potentiellement le facteur déterminant pour la Fed», estime Jeremy Hawkins, de Bank of America, au sujet des chiffres attendus vendredi.
Les économistes attendent en moyenne 220.000 créations d’emplois. Si le chiffre est supérieur, les marchés se placeront dans la perspective d’une hausse de taux, selon les analystes.
Les marchés prêteront également attention au salaire horaire, donnée qui accompagne le chiffre de l’emploi.
«Nous tablons sur 325.000 créations d’emplois et sur une hausse de 3,9% du salaire horaire. Si nos prévisions se vérifient, les marchés obligataires pourraient marquer le coup», dit Gwyn Hacche, de James Capel.
Le président de la Réserve fédérale américaine, Alan Greenspan, prononcera le deuxième volet de son discours semestriel Humphrey-Hawkins mercredi devant la commission bancaire de la Chambre des représentants.
Inquiétudes sur
l’UEM
Devant la commission bancaire du Sénat mercredi dernier, ses mises en garde sur l’inflation et l’évolution des marchés boursiers avaient ravivé les craintes de resserrement du crédit et entraîné quelques turbulences.
La statistique des revenus et dépenses de janvier et l’enquête de l’Association nationale des directeurs d’achat (NAPM) pour février seront publiées lundi.
En Europe, le centre d’intérêt sera constitué par les chiffres du chômage allemand qui seront publiés jeudi.
En janvier, le nombre de demandeurs d’emploi avait atteint 4,66 millions, un record depuis les années 1930, ce qui a ébranlé la confiance des marchés quant à la capacité de l’Allemagne à respecter les critères de Maastricht pour participer dès le départ à l’UEM en janvier 1999.
Les marchés attendent également pour l’Allemagne la publication des chiffres de la production industrielle de janvier et du produit intérieur brut du quatrième trimestre.
Au Royaume Uni, le chancelier de l’Echiquier Kenneth Clarke et le gouverneur de la Banque d’Angleterre Eddie George tiendront mercredi leur réunion monétaire mensuelle, événement sans grand intérêt au vu de la proximité des élections législatives, qui doivent se tenir d’ici le 22 mai.
Enfin, des responsables des finances et des banques centrales du Japon, des Etats-Unis, de Hong Kong, de Chine, de Singapour et d’Australie se réunissent à Tokyo mardi pour discuter des politiques macro-économiques et des taux de change, notamment du dollar par rapport au yen.


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