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Actualités - Chronologie

Les intégristes philippins contre Sarah Balabagan

MANILLE, 3 Mars (AFP). — Des islamistes tentent d’empêcher la sortie d’un film qui raconte l’histoire de la femme de ménage philippine Sarah Balabagan, a-t-on appris lundi à Manille.
Des groupes islamistes ont introduit une plainte en référé contre le film, qui doit sortir sur les écrans le 6 mars, parce qu’il contrevient, selon eux, aux préceptes de l’islam.
Un des plaignants, Alex Panumblayan, membre du club musulman des scénaristes des Philippines, a affirmé à la radio locale DZMM que «ce film viole la vertu et la dignité du musulman».
M. Panumblayan et un dirigeant d’un mouvement armé islamiste, qui tentent d’empêcher la sortie du film, protestent en particulier contre une scène qui décrit une tentative de viol, celui de la jeune femme de ménage par son patron.
Même si cette scène décrit un événement qui s’est réellement produit, «il ne doit pas être raconté ni montré en public, a affirmé M. Panumblayan. Nous avons déjà obtenu un jugement en référé empêchant que le film soit montré jeudi».
Expulsée l’an dernier des Emirats arabes unis après avoir été grâciée dans l’affaire de l’assassinat de son employeur, qu’elle accusait de l’avoir violée, la jeune Philippine avait quitté son pays à l’âge de 15 ans pour un emploi de femme de ménage dans les Emirats. Elle a été grâciée et expulsée vers son pays à la suite d’une campagne internationale.
Les producteurs du film, Viva Films, n’ont jusqu’à présent pas confirmé le jugement en référé. Selon la presse de Manille, ils auraient versé à la jeune femme 2 millions de pesos (77.000 dollars), dont elle a décidé de faire don en partie à des organisations féminines et pour la construction de mosquées.


MANILLE, 3 Mars (AFP). — Des islamistes tentent d’empêcher la sortie d’un film qui raconte l’histoire de la femme de ménage philippine Sarah Balabagan, a-t-on appris lundi à Manille.Des groupes islamistes ont introduit une plainte en référé contre le film, qui doit sortir sur les écrans le 6 mars, parce qu’il contrevient, selon eux, aux préceptes de l’islam.Un des plaignants, Alex Panumblayan, membre du club musulman des scénaristes des Philippines, a affirmé à la radio locale DZMM que «ce film viole la vertu et la dignité du musulman».M. Panumblayan et un dirigeant d’un mouvement armé islamiste, qui tentent d’empêcher la sortie du film, protestent en particulier contre une scène qui décrit une tentative de viol, celui de la jeune femme de ménage par son patron.Même si cette scène décrit un...