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Actualités - Chronologie

Gardienne jalouse des principes d'Ataturk

ANKARA, 2 Mars (AFP). — L’armée turque, seconde puissance de l’OTAN avec près de 600.000 hommes, se considère comme la gardienne des principes fondamentaux de la République, laïcité et ancrage à l’Ouest, tels que définis en 1923 par son fondateur Mustafa Kemal Ataturk.
Elle a effectué trois coups d’Etat dans les quarante dernières années, en mai 1960, mars 1971 et septembre 1980, pour défendre la République qu’elle estimait en danger. Et elle est toujours très présente en coulisses dans les affaires du pays.
L’armée garantit la nature laïque et démocratique de la République contre toute menace étrangère ou intérieure et s’oppose à toute tendance réactionnaire de la part des extrémistes islamistes. C’est «une force invincible à caractère progressiste», selon ses commandants en chef.
Ses interventions ont généralement été accueillies avec soulagement par l’opinion publique. Elles visaient à mettre fin à une situation politique ingérable, notamment en 1980, où une vague de violence politique faisait une vingtaine de morts chaque jour.
Le premier coup a entraîné la pendaison de trois politiciens, dont le premier ministre Adnan Menderes, qui fut au pouvoir de 1950 jusqu’à son renversement par les militaires, le 27 mai 1960. Il était le père d’un actuel vice-président du Refah, Aydin Menderes.
Dans le deuxième, en 1971, appelé «le coup d’Etat par mémorandum», l’armée n’a pas pris le pouvoir mais a forcé par lettre le premier ministre de l’époque, l’actuel chef de l’Etat Suleyman Demirel, à démissionner.
C’est également M. Demirel qui fut renversé en 1980. Après ce 3e putsch, il avait été interdit d’activité politique pour dix ans, avec une quinzaine d’autres politiciens, mais cette décision avait été annulée en 1987 par référendum.
L’armée a toujours regagné ses casernes relativement vite, au plus tard trois ans après son coup d’Etat, après avoir relancé un processus électoral, dans un contexte politique purgé par une répression sévère.
Une éventuelle intervention militaire actuellement compromettrait la volonté de la Turquie de se rapprocher de l’Union européenne, à laquelle l’adhésion à part entière est l’objectif prioritaire de la diplomatie turque.
Selon des sondages, l’armée, qui lutte également contre la rébellion du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK, séparatiste) dans le sud-est du pays, est l’institution en laquelle la population a le plus confiance.
ANKARA, 2 Mars (AFP). — L’armée turque, seconde puissance de l’OTAN avec près de 600.000 hommes, se considère comme la gardienne des principes fondamentaux de la République, laïcité et ancrage à l’Ouest, tels que définis en 1923 par son fondateur Mustafa Kemal Ataturk.Elle a effectué trois coups d’Etat dans les quarante dernières années, en mai 1960, mars 1971 et septembre 1980, pour défendre la République qu’elle estimait en danger. Et elle est toujours très présente en coulisses dans les affaires du pays.L’armée garantit la nature laïque et démocratique de la République contre toute menace étrangère ou intérieure et s’oppose à toute tendance réactionnaire de la part des extrémistes islamistes. C’est «une force invincible à caractère progressiste», selon ses commandants en chef.Ses...