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Actualités - Chronologie

Vicky, Emma (photos)

LONDRES, 28 Février (AFP). – Les Spice Girls ont été couronnées deux fois cette semaine par le public britannique lors de la cérémonie annuelle des Brit Awards, qui ont consacré un groupe féminin passé en un an de l’anonymat au succès international.
D’apparence aussi délurée et anticonformiste que leurs mélodies dansantes sont faciles d’accès, les cinq filles piquantes usent des mêmes ingrédients qu’Oasis, l’actuel phénomène de la scène pop britannique.
Mais elles ont dépassé leur performance au sprint en se plaçant dès leur premier disque, «Spice», à la tête du classement américain des singles, avec «Wannabe», et en sixième place du classement des albums, un exploit que même les Beatles n’avaient pas réussi en leur temps.
Leur énorme succès populaire en Grande-Bretagne, ancré dans la tranche des pré-adolescents, a valu à Geri, Mel B, Vicky, Emma et Mel C d’être fortement soupçonnées de n’être pas beaucoup plus qu’un produit commercial mitonné par un producteur habile à l’exemple des groupes Take That ou East 17.
Mais les créatures se sont affranchies de leur maître: elles cosignent toutes les chansons sur leur album et se sont montrées parfaitement capables de prendre elles-mêmes en main leur plan marketing.



Maggie aussi

Avec leur franc-parler, leur campagne tonitruante en faveur du «pouvoir des filles» en matière sexuelle et sociale, les Spice Girls ont fait irruption dans le débat politique en Grande-Bretagne.

Lorsque l’une d’elles s’est déclarée thatchérienne, la presse dite de qualité s’en est émue, et jusqu’au «Financial Times» a gravement analysé leur affirmation que Lady Thatcher était «la première Spice Girl».
Les Spice Girls en ont pour tous les goûts et ratissent au plus large: Vicky, brune et chic, Mel C, qui aime le foot par dessus tout, Emma, blonde en nuisette de baby-doll, Mel B, la métisse qui dit des gros mots et Geri, rousse et plantureuse comme une tenancière de pub.
En Grande-Bretagne, toute personnalité politique ou du spectacle est sommée d’avoir un avis sur les Spice Girls, que l’ex-impératrice punk Vivienne Westwood a traitées «d’animaux sans style».
Leur premier album est en passe de leur rapporter 3 millions de livres (4,8 millions de dollars) chacune et les gains escomptés sur le marché américain, le plus important au monde, se monteront à plusieurs dizaines de millions de dollars.
De quoi doper la balance commerciale britannique plus sûrement que les chantiers navals ou les composantes électroniques, dans un pays où l’industrie musicale pèse désormais 2,5 milliards de livres (4 milliards de dollars) par an.
LONDRES, 28 Février (AFP). – Les Spice Girls ont été couronnées deux fois cette semaine par le public britannique lors de la cérémonie annuelle des Brit Awards, qui ont consacré un groupe féminin passé en un an de l’anonymat au succès international.D’apparence aussi délurée et anticonformiste que leurs mélodies dansantes sont faciles d’accès, les cinq filles piquantes usent des mêmes ingrédients qu’Oasis, l’actuel phénomène de la scène pop britannique.Mais elles ont dépassé leur performance au sprint en se plaçant dès leur premier disque, «Spice», à la tête du classement américain des singles, avec «Wannabe», et en sixième place du classement des albums, un exploit que même les Beatles n’avaient pas réussi en leur temps.Leur énorme succès populaire en Grande-Bretagne, ancré dans la...