Rentré en janvier d’un long séjour à Paris, l’ancien président Denis Sassous Nguesso, président des Forces démocratiques unies (FDU), une des tendances de la coalition de l’opposition, a commencé cette semaine dans cette ville portuaire la première d’une série de tournées pré-électorales qui le conduiront ensuite dans les dix régions du Congo.
Il a été accueilli à l’aéroport et tout au long du parcours vers la ville par près de 100.000 sympathisants des partis de la coalition de l’opposition — FDU et Union pour le renouveau démocratique (URD) — selon les estimations de l’opposition, ainsi que par le maire de la ville Jean Pierre Thystère Tchicaya, lui aussi un des leaders de l’opposition.
Au cours d’un meeting improvisé, les représentants des FDU ont demandé à M. Sassous Nguesso de se présenter à l’élection présidentielle. Dans la soirée, une délégation des «sages» de la ville formulait le même vœu lors d’une réunion à huis-clos avec M. Sassous Nguesso, a indiqué un des participants. Ces réunions se sont poursuivies lundi avec des délégués des autres catégories sociales et professionnelles.
Mais l’ancien président a refusé de se prononcer: «Je déciderai le moment venu dès que j’aurai écouté la plus grande partie de notre population et saisi ses plus grandes préoccupations dans toutes les régions», a-t-il répondu aux journalistes.
Avec 600.000 habitants, Pointe-Noire est la deuxième ville du Congo. Avec Brazzaville, elle représente plus de la moitié de la population congolaise, estimée à près de 3 millions d’habitants. La ville abrite le port maritime le plus important en eau profonde dans le golfe de Guinée et les activités de nombreuses entreprises pétrolières étrangères.
En raison du rôle stratégique de Pointe-Noire dans la vie politique congolaise, le leader de la coalition de l’opposition, Bernard Kolélas, y a effectué une semaine plus tôt une visite au cours de laquelle il a appelé ses partisans à soutenir sa candidature à l’élection présidentielle. Lors d’un meeting, il a démenti les rumeurs faisant état du retrait de sa candidature.
La mouvance présidentielle ne reste pas non plus inactive et le secrétaire général du principal parti qui la compose, l’Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), Christophe Moukouéké, a effectué samedi une visite dominée par des «entretiens politiques» avec différentes sensibilités socio-politiques.


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