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Actualités - Chronologie

Les Etats-Unis directement impliqués dans la recherche d'un règlement

KINSHASA, 26 Février (AFP). — La révélation par le conseiller spécial du maréchal Mobutu de sa rencontre au Cap (Afrique du Sud) avec une délégation américaine sur la situation au Zaïre implique directement les Etats-Unis dans la recherche d’une solution au conflit.
Le conseiller spécial Honoré Ngbanda Nzambo, qui a précisé que la délégation américaine était conduite par George Moose, secrétaire d’Etat-adjoint pour les affaires africaines, a indiqué que celle-ci avait reconnu «être en contact avec toutes les parties y compris la rébellion».
Ces contacts impliquent en outre l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi, accusés par Kinshasa de soutenir la rébellion et d’avoir envoyé des troupes sur son territoire.
«Tout dépend maintenant de la sincérité des Etats-Unis qui se sont impliqués» dans une tentative de règlement du conflit au Zaïre et de la crise dans la région des Grands Lacs, a souligné M. Ngbanda.
Les Etats-Unis paraissent désormais détenir les clés pouvant ouvrir à une négociation, peut-être même avec la rébellion, à la condition «sine qua non», a réaffirmé avec force M. Ngbanda, «du retrait des troupes étrangères du territoire national, y compris les mercenaires des deux côtés».
Sans le déclarer formellement, le conseiller spécial semble désormais compter sur les Etats-Unis pour exercer des pressions sur le Rwanda et surtout l’Ouganda, afin que ces deux pays retirent les troupes envoyées, selon lui, au Zaïre.
Sur ce point, M. Ngbanda s’est montré très critique à l’égard des Etats-Unis et de la Communauté internationale: «Ils ont les «preuves» de l’implication de l’Ouganda, du Rwanda et aussi du Burundi dans la guerre de l’Est. On connaît les agresseurs et on ne les dénonce pas, on se contente de jouer sur le registre de la cessation des hostilités».
«La cessation des hostilités avec la présence de troupes étrangères sur le territoire est inacceptable», a-t-il souligné.
Selon différentes sources militaires et diplomatiques à Kinshasa, les Etats-Unis, tout comme la France, détiendraient des preuves formelles de la présence de troupes ougandaises et rwandaises au Zaïre, attestées par des photos aériennes et par des photos-satellites ainsi que par des observations sur le terrain.

Les vrais commanditaires

Il ne fait par ailleurs plus aucun doute dans les milieux informés de Kinshasa que les Etats-Unis entretiennent divers «éléments» à Goma, capitale du Nord-Kivu aux mains des rebelles depuis le 1er novembre, qui résident ouvertement dans les villas des expatriés qui ont quitté Goma.
Il va désormais revenir à la diplomatie américaine de prendre les contacts utiles pour tenter de réunir les différents belligérants à une table de négociation.
Le Zaïre a toutefois souligné qu’il n’était pas diposé à discuter avec la rébellion de Laurent-Désiré Kabila qui, selon M. Ngbanda, «cessera d’elle-même dès que la solution aura été trouvée auprès des vrais commanditaires».
Le conseiller spécial n’a pas précisé qui il visait par ce terme, qui pourrait concerner aussi bien les trois pays voisins du Zaïre accusés d’agression que les Etats-Unis eux-mêmes, soupçonnés — et à certaines reprises directement accusés par le gouvernement zaïrois — de fournir des armes et du matériel militaire au Rwanda et à l’Ouganda.
Au début de la rébellion, le Zaïre avait notamment dénoncé la présence de vedettes militaires rwandaises de fabrication américaine sur le lac Kivu.
Toutefois, en dépit de ces premiers contacts, le «message» de paix ne paraît pas encore être passé ni du côté de la rébellion, qui poursuit sa progression vers l’ouest, ni de celui des forces armées zaïroises, le ministère de la Défense ayant affirmé sa volonté de «poursuivre la guerre jusqu’à l’anéantissement de l’ennemi».
On s’attend désormais à Kinshasa à ce que le maréchal Mobutu, actuellement dans le sud de la France, intervienne personnellement dans les différentes tractations diplomatiques.
KINSHASA, 26 Février (AFP). — La révélation par le conseiller spécial du maréchal Mobutu de sa rencontre au Cap (Afrique du Sud) avec une délégation américaine sur la situation au Zaïre implique directement les Etats-Unis dans la recherche d’une solution au conflit.Le conseiller spécial Honoré Ngbanda Nzambo, qui a précisé que la délégation américaine était conduite par George Moose, secrétaire d’Etat-adjoint pour les affaires africaines, a indiqué que celle-ci avait reconnu «être en contact avec toutes les parties y compris la rébellion».Ces contacts impliquent en outre l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi, accusés par Kinshasa de soutenir la rébellion et d’avoir envoyé des troupes sur son territoire.«Tout dépend maintenant de la sincérité des Etats-Unis qui se sont impliqués» dans une tentative...