«Le peuple irakien (...) est déterminé à surmonter ce malheur (l’embargo) et à résister aux forces du mal, avec à leur tête l’Amérique, la plus abominable des dictatures connues par l’humanité», a déclaré M. Saddam Hussein lors d’une rencontre avec une délégation du «tribunal international».
La délégation du «tribunal international» a été formée en novembre 1996 à Madrid pour «juger» les responsables des effets de l’embargo imposé par l’ONU à l’Irak depuis son invasion du Koweit en août 1990. La délégation a entamé depuis mardi une visite de plusieurs jours en Irak. Elle est conduite par l’ancien président algérien Ahmed Ben Bella.
Accusant les Américains de chercher à «imposer leur dictature au monde entier», le président irakien a affirmé que «les Irakiens ont pour devoir de défendre non seulement leur souveraineté nationale mais aussi les grands principes humains».
Au début de la rencontre, M. Ben Bella a précisé que le tribunal international avait pour rôle de juger le Conseil de Sécurité, les Etats-Unis et les Nations Unies pour «les crimes commis contre l’Irak et l’humanité».
Ce «tribunal» est constitué de juristes, responsables politiques, syndicalistes et intellectuels d’une douzaine de pays, rassemblés notamment à l’initiative la coalition espagnole Izquierda Unida (IU, autour des communistes).
La création de ce «tribunal» avait été organisée officiellement par l’association espagnole «campagne pour la levée des sanctions contre l’Irak», regroupant IU, le «Club des amis de l’UNESCO à Madrid» et le «Comité de solidarité avec la cause arabe».
Le «tribunal» avait accusé l’ONU et notamment les Etats-Unis d’avoir été à l’origine de la mort de 1,5 million de personnes — dont 750.000 enfants de moins de cinq ans — après les sanctions imposées à l’Irak.


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