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Actualités - Communiques Et Declarations

Le PNL condamne les propos de Berry

Le Parti national libéral (PNL) a violemment condamné hier la menace brandie dimanche dernier par le président du Parlement Nabih Berry d’un nouveau «6 février» au sujet de l’affaire Elyssar et apporté son appui aux initiatives prises par les professeurs de l’Université libanaise et par la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) pour faire aboutir leurs revendications.
Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion hebdomadaire, sous la présidence du secrétaire général du parti Robert Khoury, le conseil supérieur du PNL s’en est pris à «la position d’un pilier de la troïka (M. Berry) au sujet d’une catégorie de gens vivant à Hay el-Maramel et l’escalade qu’il a provoquée en allant jusqu’à menacer d’un nouveau 6 février», en allusion à l’insurrection qui a chassé l’armée de Beyrouth-Ouest en 1984.
«Cette date réveille chez les Libanais des souvenirs tragiques qui n’honorent pas ceux qui appellent à l’instauration de l’Etat des institutions et des lois», estime le PNL, invitant les dirigeants à se montrer «responsables», à «faire triompher l’intérêt national supérieur sur leurs intérêts égoïstes et à cesser de pratiquer la politique du «vainqueur et du vaincu».
M. Berry avait lancé cette menace pour soutenir les habitants chiites de Hay el-Maramel, un quartier de la banlieue sud de Beyrouth englobé par le projet de réaménagement entrepris par la société foncière Elyssar, et qui refusent de quitter les lieux avant d’être «correctement» indemnisés.
Le PNL s’élève contre le fait que «des catégories de citoyens qui n’ont pas été déplacés (durant la guerre) reçoivent des sommes généreuses alors que les populations véritablement déplacées, comme les habitants de Haret Hreik, de Mreijé et de la montagne, n’ont eu droit qu’au minimum».
Le PNL apporte par ailleurs son appui à l’initiative de la CGTL, qui a décidé de porter plainte contre le gouvernement libanais auprès des organisations internationale et arabe du travail pour «immixtion dans les affaires syndicales et atteintes aux libertés syndicales».
«Après avoir été privés des moyens d’expression démocratiques, les travailleurs n’ont eu d’autres recours qu’aux instances internationales», souligne le communiqué, accusant les autorités de «s’ingérer dans les affaires de la CGTL et de vouloir transformer la centrale syndicale en instrument de leur politique».
Le PNL estime également que les professeurs de l’UL, qui réclament notamment la titularisation des contractuels, ont été acculés «après avoir épuisé tous les recours» à organiser leur récent sit-in de protestation, dont l’unique objectif est de «sauver l’université, de la renforcer et de garantir son indépendance».
Sur un autre plan, le PNL s’est félicité de l’arrestation annoncée mardi de plusieurs membres de l’Armée rouge japonaise au Liban, en exprimant l’espoir de «l’éradication du terrorisme et des terroristes, quelle que soit leur couleur». Il s’est néanmoins inquiété de la présence d’autres groupes terroristes dans ce pays et s’est interrogé sur le point de savoir si ces arrestations n’étaient pas «liées à des considérations ayant trait à une aide financière attendue ou à des données régionales».
Le Parti national libéral (PNL) a violemment condamné hier la menace brandie dimanche dernier par le président du Parlement Nabih Berry d’un nouveau «6 février» au sujet de l’affaire Elyssar et apporté son appui aux initiatives prises par les professeurs de l’Université libanaise et par la Confédération générale des travailleurs du Liban (CGTL) pour faire aboutir leurs revendications.Dans un communiqué publié à l’issue de sa réunion hebdomadaire, sous la présidence du secrétaire général du parti Robert Khoury, le conseil supérieur du PNL s’en est pris à «la position d’un pilier de la troïka (M. Berry) au sujet d’une catégorie de gens vivant à Hay el-Maramel et l’escalade qu’il a provoquée en allant jusqu’à menacer d’un nouveau 6 février», en allusion à l’insurrection qui a chassé...