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Actualités - Chronologie

A Medea, la population lance une Intifada contre les islamistes

ALGER, 6 Février (AFP). — La population de Médéa a commencé à s’organiser contre les groupes armés, présumés islamistes, qui ont multiplié les massacres de civils dans cette région montagneuse à 80 kilomètres au sud d’Alger, ont indiqué jeudi plusieurs journaux d’Alger.
«La région de Médéa et ses environs vivent depuis deux jours un événement inhabituel qui paraît être le prélude d’une «intifada» (soulèvement-terme emprunté à l’intifada de la population des camps palestiniens contre l’armée israélienne) de la population contre les groupes armés qui ont imposé dans cette région terreur et tueries», selon le quotidien «El-Khabar».
Armés de gourdins, de barres de fer ou de haches, les habitants surveillent les quartiers de la ville et les villages environnants. Cette région, considérée comme l’un des fiefs les plus redoutables des groupes armés islamistes, n’était pas dotée de «patriotes», les «groupes d’autodéfense».
Les villageois de Théniet Lahdjar ont ainsi repoussé une attaque d’un comando, qui a été contraint de se replier face à cette «détermination», a indiqué le quotidien «El-Watan».
Les mêmes scènes ont été vécues dans certains quartiers de la ville, comme Mekraz et Benziouche, où les habitants ont constitué des «comités de vigilance», selon «El-Khabar».
Cette mobilisation est apparue à la suite de la diffusion de tracts du Groupe islamique armé (GIA) menaçant la population de nouveaux massacres, selon des habitants.
Selon «El-Khabar», des éléments de cette organisation, dont certains ont été identifiés par les fidèles, ont investi récemment la mosquée du village Aïn D’Heb pendant les prières surrérogatoires du soir.
Après avoir mis l’imam hors de la mosquée, ils se sont emparés du micro et ont menacé tous ceux qui collaboreraient avec les services de sécurité ou avec l’organisation rivale, le Front islamique du djihad armé (FIDA).
«Dans ce cas, nous tuerons comme nous l’avons fait à Ktiten», ont-ils dit, selon le témoignage rapporté par «El-Khabar», sous la plume de son correspondant local.
Trente et une personnes, dont quinze femmes, ont été égorgées et décapitées dans la nuit de vendredi à samedi derniers dans ce quartier de la périphérie de Médéa, lors d’une attaque menée par un commando d’une cinquantaine d’hommes.
Les victimes seraient des familles de membres du FIDA, selon des révélations du quotidien «Liberté».
Le GIA accuse le FIDA d’avoir assassiné son ancien chef, Djamel Zitouni, alias Abou Abderahamne Amine, l’été dernier.
Le FIDA, présent dès le début des affrontements entre les forces de sécurité et les islamistes en 1992, n’a fait parler de lui qu’au cours de ces deux dernières années.
Composé apparemment essentiellement d’universitaires, dont certains se sont exilés en Europe, le FIDA serait responsable de l’assassinat d’un certain nombre de personnalités, intellectuels et hommes politiques. Le meurtre du patron de la centrale syndicale, Abdelhak Benhmouda, assassiné le 28 janvier dernier à Alger, a été revendiqué dans un communiqué signé du FIDA.
ALGER, 6 Février (AFP). — La population de Médéa a commencé à s’organiser contre les groupes armés, présumés islamistes, qui ont multiplié les massacres de civils dans cette région montagneuse à 80 kilomètres au sud d’Alger, ont indiqué jeudi plusieurs journaux d’Alger.«La région de Médéa et ses environs vivent depuis deux jours un événement inhabituel qui paraît être le prélude d’une «intifada» (soulèvement-terme emprunté à l’intifada de la population des camps palestiniens contre l’armée israélienne) de la population contre les groupes armés qui ont imposé dans cette région terreur et tueries», selon le quotidien «El-Khabar».Armés de gourdins, de barres de fer ou de haches, les habitants surveillent les quartiers de la ville et les villages environnants. Cette région, considérée...