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Actualités - Chronologie

Le GIAT, principal fabricant de canons français, reste non privatisable

PARIS, 5 Février (AFP). — Le gouvernement français a renoncé à inscrire sur la liste des sociétés privatisables son fabricant d’armements terrestres, le groupe Giat industries, l’un des principaux «canards boîteux» du secteur industriel public de défense, a annoncé mercredi le ministère de la Défense.
Une décision identique a été prise pour la société nationale des poudres et explosifs (SNPE). Le gouvernement avait laissé entendre mardi qu’il s’apprêtait à les inscrire sur cette liste, non pour les privatiser à plus ou moins court terme, mais pour leur permettre de nouer des alliances «structurantes» (accompagnées de transferts d’actifs), avec des partenaires étrangers.
Le ministère n’a donné aucune explication sur ce revirement. Plusieurs organisations syndicales s’étaient émues de toute idée de privatisation.
Les milieux spécialisés considèrent que des participations croisées entre Giat et des partenaires étrangers auraient contribué au redressement financier du groupe, fabriquant chars Leclerc, véhicules blindés, pièces d’artillerie.
Entreprises publiques, GIAT et la SNPE peuvent créer des joint-ventures avec d’autres sociétés françaises ou étrangères, mais ne peuvent légalement procéder à des transferts d’actifs, assimilables à une cession au secteur privé.
Depuis 1993 Giat a accumulé près de 13 milliards de FF (2,3 mrds USD) et le rééquilibrage de ses comptes n’est pas prévu avant 1998, malgré une restructuration et une recapitalisation de 3,7 milliards de FF (0,67 mrd USD) en 1996 par l’Etat. Cette situation, estiment les analystes, exclut toute privatisation rapide du groupe.
En situation fragile, la SNPE, détenue à 99% par l’Etat, a redressé la barre en 1995 en affichant un modeste bénéfice après plusieurs années de pertes. Son chiffre d’affaires a diminué de moitié l’an dernier en raison de la contraction des marchés militaires.
PARIS, 5 Février (AFP). — Le gouvernement français a renoncé à inscrire sur la liste des sociétés privatisables son fabricant d’armements terrestres, le groupe Giat industries, l’un des principaux «canards boîteux» du secteur industriel public de défense, a annoncé mercredi le ministère de la Défense.Une décision identique a été prise pour la société nationale des poudres et explosifs (SNPE). Le gouvernement avait laissé entendre mardi qu’il s’apprêtait à les inscrire sur cette liste, non pour les privatiser à plus ou moins court terme, mais pour leur permettre de nouer des alliances «structurantes» (accompagnées de transferts d’actifs), avec des partenaires étrangers.Le ministère n’a donné aucune explication sur ce revirement. Plusieurs organisations syndicales s’étaient émues de toute idée...