Ce projet de budget contiendra aussi environ un milliard de dollars au titre du remboursement graduel de la dette des Etats-Unis vis-à-vis de l’ONU, une mesure pour laquelle il a de nouveau plaidé dans son discours de mardi soir devant le Congrès, mais que les républicains n’accepteront pas sans y attacher de strictes conditions sur une réforme de l’organisation.
M. Clinton, qui a présenté la veille son programme de gouvernement pour ses quatre dernières années au pouvoir, était mercredi en Georgie pour une journée consacrée à l’éducation, dont il veut faire le thème dominant de son second mandat.
Son discours de mardi a montré qu’il misait sur ce qu’il a qualifié de «croisade» — destinée à élever le niveau de l’enseignement et à aider financièrement les Américains à aller à l’université — pour se faire une place dans les livres d’Histoire.
Mais le plus difficile sera pour lui de convaincre les républicains, qui tiennent les cordons de la bourse, de financer ce programme.
Alors même que l’un des mots d’ordre à Washington est de tailler dans les dépenses pour résorber progressivement d’ici à l’an 2002 le déficit, qui est tombé l’an dernier à 107 milliards de dollars, M. Clinton réclame une hausse de 20% du budget de l’éducation et de la formation professionnelle pour la prochaine année fiscale, qui commence le 1er octobre.
L’autre mot d’ordre, lui aussi imposé par les républicains, étant la réduction des impôts, la plus grande partie de cette augmentation prendrait toutefois la forme de mesures fiscales pour couvrir le coût de l’enseignement universitaire.
La Maison-Blanche a déjà fait savoir que son projet de budget incluerait au total des allègements d’impôts de 98 milliards sur cinq ans, dont un abattement fiscal de 500 dollars par enfant et la suppression de l’impôt sur les plus-values réalisées sur les ventes de logements ne dépassant pas un demi-million de dollars.
Mais les républicains veulent des réductions d’impôts nettement supérieures comprises entre 150 et 200 milliards de dollars — notamment une réduction de moitié de l’impôt sur les plus-values du capital — et qui ne soient pas ciblées, c’est-à-dire liées à un domaine précis, comme l’éducation.
«Sur un plan général, il y a eu un changement total» de la part de M. Clinton, se félicitait récemment le président républicain de la commission sénatoriale du budget, Pete Domenici. «Il est allé dans notre direction (...). Espérons qu’il peut aller plus loin», poursuivait-il.


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