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Actualités - Chronologie

Violeur de sa femme

LONDRES, 3 Février (AFP). – Tests d’ADN ou recomposition sur ordinateur des visages, un laboratoire britannique met la science au service de l’identification des corps méconnaissables des victimes de guerres comme au Rwanda et en Bosnie, ou de celles ayant péri dans des catastrophes.
«Les victimes peuvent souvent être identifiées grâce à leurs vêtements ou à des documents. Mais si cela ne marche pas, nous utilisons les techniques de pointe», explique le professeur Peter Vanezis, directeur du Centre d’identification humaine.
Avant de travailler au Rwanda et en Bosnie pour aider le Tribunal pénal international de La Haye à inculper les criminels de guerre, M. Vanezis a fait appel à l’ordinateur pour identifier des crânes retrouvés dans des fosses communes creusées au Chili du temps du régime du général Pinochet, ou sur d’autres corps découverts au Sri Lanka.
«On place la crâne sur un podium et on le fait lentement tourner pendant qu’un scanner au laser est braqué sur lui. Quelque 20.000 coordonnées sont alors relevées tandis qu’une caméra-vidéo reproduit en numérique une image sur un ordinateur», explique-t-il.
«Puis, à partir d’une banque de données recensant des personnes de différentes races et âges, on habille le crâne. C’est un peu comme mettre un masque et l’appliquer sur les os», explique ce scientifique, dont le centre est basé à l’université d’Ecosse, à Glasgow.
Si des photos de la personne identifiée sont disponibles, on peut alors établir des vérifications en superposant les deux images et en comparant la symétrie des orbites, ou la ligne de morsure des dents.
L’ordinateur a simplifié la vie des scientifiques qui devaient auparavant mouler un plâtre sur le crâne pour tenter de reconstituer un visage, ce qui prenait plusieurs semaines. «Avec cette nouvelle technique, c’est aujourd’hui faisable en quelques heures», dit M. Vanezis.
Le centre veut «mettre sur pied un programme international de médecine légale de manière à combiner l’expertise pathologique et celle de l’ADN», explique le professeur, qui souligne les services pouvant être également rendus pour l’identification des victimes de tremblements de terre ou de catastrophes aériennes, voire de meurtres.
Le scientifique a déjà travaillé avec la police en recomposant le visage d’une femme assassinée dont le corps avait été enterré. Publiée dans un journal londonien, l’image avait permis de reconnaître une personne qui avait disparu depuis quinze ans.
«Nous devons aussi réaliser des tests de paternité, de quoi gagner de l’argent pour payer notre coûteux équipement». Egalement pour accroître ses rentrées financières, le centre aide la police à comparer les visages de criminels fichés avec ceux de délinquants filmés par des caméras de sécurité.
La science vient, par ailleurs, au secours de l’Histoire et le laboratoire a récemment reconstitué, à partir de son crâne, le visage que devait avoir le célèbre roi d’Ecosse Robert Bruce, au XIIIe siècle. «Nous avons découvert qu’il souffrait de quelque chose comme la lèpre avant de mourir, parce qu’il y avait un grand trou en dessous du nez. Il devait zézayer».
LONDRES, 3 Février (AFP). – Tests d’ADN ou recomposition sur ordinateur des visages, un laboratoire britannique met la science au service de l’identification des corps méconnaissables des victimes de guerres comme au Rwanda et en Bosnie, ou de celles ayant péri dans des catastrophes.«Les victimes peuvent souvent être identifiées grâce à leurs vêtements ou à des documents. Mais si cela ne marche pas, nous utilisons les techniques de pointe», explique le professeur Peter Vanezis, directeur du Centre d’identification humaine.Avant de travailler au Rwanda et en Bosnie pour aider le Tribunal pénal international de La Haye à inculper les criminels de guerre, M. Vanezis a fait appel à l’ordinateur pour identifier des crânes retrouvés dans des fosses communes creusées au Chili du temps du régime du général Pinochet,...