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Actualités - Chronologie

Le sommet Hashimoto-Fujimori donne lieu à un communiqué mi-figue mi-raisin (photo)

LIMA, 2 Février (AFP). — Le président péruvien Fujimori et le commando du MRTA qui détient 72 otages à la résidence de l’ambassadeur du Japon à Lima depuis le 17 décembre se sont déclarés prêts à négocier, mais ont maintenu leurs positions intransigeantes sur la question de la libération des militants du MRTA emprisonnés, rendant ainsi toujours aussi incertaine l’issue de la crise.
Alors que le président Alberto Fujimori a réitéré à Toronto (Canada) son rejet de toute éventuelle libération, tout en annonçant des «discussions préliminaires directes» avec le commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru, celui-ci a indiqué qu’il «ne renoncera en aucun cas» à cette revendication constituant un préalable à tout dialogue.
«Nous avons souffert du terrorisme pendant des années, nous ne voulons pas retomber dans cet engrenage-là», a expliqué M. Fujimori, à l’issue de ses entretiens avec le premier ministre japonais Ryutaro Hashimoto, pour justifier son refus de libérer les quelque 440 membres du MRTA emprisonnés.
Les deux dirigeants ont souligné dans un communiqué commun leur condamnation «énergique» de la prise d’otages, qu’ils ont qualifiée d’«inacceptable», et ont affirmé leur volonté de «ne pas céder face au terrorisme» et d’intensifier leurs efforts pour tenter de régler la crise d’une «façon pacifique».
Les deux dirigeants sont cependant restés extrêmement vagues sur l’ampleur des éventuels compromis qui pourraient être faits pour mettre fin à la prise d’otages.
«L’unique solution est la libération des prisonniers, il n’y a aucune autre solution possible», a déclaré pour sa part le chef du commando, Nestor Cerpa Cartolini, lors d’un contact radio avec la presse.
Nestor Cerpa, qui venait d’écouter sur une station de radio, en compagnie de ses compagnons d’armes et des otages, la conférence de presse de MM. Fujimori et Hashimoto, s’est déclaré disposé à dialoguer.
«Ces conversations peuvent avoir lieu, mais les autorités vont répéter la même chose et nous aussi nous allons répéter la même chose; alors, dans ces conditions, il n’y a pas à espérer grand-chose», a-t-il commenté.
Le chef du commando a accusé le gouvernement péruvien d’évoquer une «sortie pacifique mais sans rien concéder, ce qui signifie que le MRTA doit renoncer».
«Cela ne va jamais arriver. Nous sommes venus dans un but concret et nous n’allons pas y renoncer», a-t-il affirmé, soulignant que la durée de la crise et la guerre psychologique menée par les autorités ne viendraient pas à bout de la détermination des membres du commando.
Dans leur communiqué diffusé à l’issue de leurs entretiens de Toronto, MM. Fujimori et Hashimoto ont fait part de leur volonté de renforcer leur collaboration et leur coordination pour promouvoir «des conversations préliminaires entre l’interlocuteur du gouvernement péruvien (M. Domingo Palermo) et le représentant du groupe du MRTA».
Ils ont également annoncé que le représentant spécial du gouvernement japonais à Lima, M. Terusuke Terada, assistera comme observateur aux réunions de la commission des «garants», chargée de suivre l’évolution des éventuelles négociations entre les autorités et le commando.
M. Hashimoto avait proposé son aide au président péruvien pour laisser partir les preneurs d’otages vers un pays tiers, s’engageant en même temps à verser au Pérou plusieurs millions de dollars pour l’aider à faire face au problème de la pauvreté, souvent évoquée par le MRTA pour expliquer son action.
Nestor Cerpa a cependant fait savoir qu’il n’était pas question pour le commando de partir en exil.
«Nous n’avons aucun intérêt à sortir du pays. Nous disposons déjà d’une zone de guérilla dans la jungle centrale de notre pays et c’est là que nous irons une fois réglé le conflit», a-t-il dit.
Le chef du commando a enfin indiqué qu’il n’avait jamais menacé d’exécuter ses otages mais il a averti que si les autorités péruviennes tentaient de faire usage de la force pour les libérer, il ne pouvait garantir ce qui pourrait alors se passer.
LIMA, 2 Février (AFP). — Le président péruvien Fujimori et le commando du MRTA qui détient 72 otages à la résidence de l’ambassadeur du Japon à Lima depuis le 17 décembre se sont déclarés prêts à négocier, mais ont maintenu leurs positions intransigeantes sur la question de la libération des militants du MRTA emprisonnés, rendant ainsi toujours aussi incertaine l’issue de la crise.Alors que le président Alberto Fujimori a réitéré à Toronto (Canada) son rejet de toute éventuelle libération, tout en annonçant des «discussions préliminaires directes» avec le commando du Mouvement révolutionnaire Tupac Amaru, celui-ci a indiqué qu’il «ne renoncera en aucun cas» à cette revendication constituant un préalable à tout dialogue.«Nous avons souffert du terrorisme pendant des années, nous ne voulons pas...