«Il est réellement étrange que (le premier ministre israélien) Benjamin Netanyahu demande à la Syrie de contenir la résistance au Liban-Sud et la rendre responsable des attaques contre ses soldats, alors qu’il ignore l’occupation par son armée de terres arabes au Golan et au Liban et refuse de mettre un terme à cette occupation par des négociations honnêtes», écrit le journal Okaz.
«Toutes les tentatives d’Israël d’arrêter les opérations de la résistance sans mettre un terme à son occupation sont inutiles», poursuit le journal, qui reflète comme l’ensemble de la presse séoudienne le point de vue officiel.
M. Netanyahu a appelé jeudi la Syrie, à la suite d’une attaque du Hezbollah au Liban-Sud qui a fait trois tués israéliens, à refréner le mouvement chiite pro-iranien et à renouer des pourparlers de paix avec Israël.
A Qatar, le quotidien Al-Charq, proche des autorités, a estimé que la position d’Israël était pour le moins «ambiguë». «D’une part, certains demandent une reprise des négociations sans conditions, alors que d’autres posent des exigences avant toute reprise des négociations, ce qui fait peser des doutes sur la position israélienne», a affirmé le journal.
«Si Israël est de bonne volonté, pourquoi n’annonce-t-il pas sa disposition à se retirer du Golan, afin que les négociations puissent reprendre dans une atmosphère positive?, s’est-il demandé.
Il a estimé que l’Etat hébreu avait «jusqu’à présent échoué à faire dévier Damas de sa position juste et légitime à l’égard de la reprise des négociations».
Pour sa part, le quotidien Al-Watan a réitéré «le soutien total de Qatar à la Syrie face aux manœuvres israéliennes et ses tentatives de se dérober aux exigences de la paix».
Le vice-président syrien Abdel-Halim Khaddam avait déclaré jeudi au terme d’une tournée dans les pays du Golfe, dont l’Arabie Séoudite et Qatar, avoir obtenu l’appui de ces pays aux exigences de Damas pour reprendre les négociations avec Israël.

