Ce règlement ne permet plus ainsi à Citroën d’engager ses ZX et leur absence font le bonheur des autres. A commencer par les Français Jean-Louis Schlesser avec son buggy à moteur Seat, Jean-Pierre Fontenay et Bruno Saby sur Mitsubishi, Thierry Delavergne sur Nissan, Philippe Wambergue sur Toyota, sans oublier le Japonais Kenjiro Shinozuka (Mitsubishi) ou encore l’Espagnol Salvador Servia (Nissan), les occasions de briller seront nombreuses.
Potentiellement, il y a une dizaine de voitures qui ont les capacités pour l’emporter. L’explication promet d’être très intéressante.
Les ambitions seront cependant moins élevées chez SsangYong, le spécialiste sud-coréen du tout-terrain. La marque fait son entrée dans le Dakar avec comme directeur d’écurie Bernard Occelli, le copilote de la Toyota de Didier Auriol lors de la conquête du titre de champion du monde des rallyes en 1994. «Ramener les deux autos à Dakar et en bonne position sera déjà parfait», a estimé Occelli.
En moto, l’explication se résumera entre les pilotes des KTM emmenés par l’Espagnol Jordi Arcarons, le Français Thierry Magnaldi et l’Américain Danny Laporte, et les Yamaha des Français Stéphane Peterhansel et David Castera, tous des habitués du désert. Pour des raisons de navigation, l’orientation est-ouest de l’axe du Dakar rendra la course plus difficile en moto qu’en auto.
Il est vrai que ce Dakar change par rapport aux autres années. Désormais, dès le départ cap à l’Est à travers le Sénégal, le Mali et le Niger, jusqu’à Agadez et ensuite demi-tour après une journée de repos. Cap plein Ouest, pour traverser à nouveau le Mali, la Mauritanie et enfin revenir dans le Sénégal et sa capitale où, le 19 janvier, sera jugée l’arrivée. En prime, le retour dans des villes — Gao, Tombouctou, Agadez, Arlit — délaissées par nécessité avec le parcours Nord-Sud.
«Cette fois, nous aurons du soleil dès le départ. Nous l’aurons même de face la première semaine puisque nous irons vers l’Est et que le soleil se lève à l’Est, commente le Français Patrick Tambay (SsangYong), qui a participé à tous les Dakar depuis 1987. La nouvelle formule est sympa, c’est un retour dix ans en arrière qui devrait relancer la course».
Pour les concurrents, outre ménager la mécanique, il s’agira aussi de bien se répérer. Pour cela le GPS (système de repérage avec un réseau de satellites géostationnaires) sera un atout non négligeable.
Il n’en reste pas moins que les facultés d’adaptation et l’habilité des pilotes seront encore primordiales tout au long des 8518 km de ce Dakar, qui pourrait permettre l’émergence, voire la découverte de nouveaux talents.a 19e édition du Dakar, le plus prestigieux des rallyes-raids auto-moto qui s’élance samedi de la capitale sénégalaise.


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