LE CAIRE, 3 Janvier (AFP). — Israël refuse, contrairement aux acords conclus, de définir une date limite pour la fin du redéploiement dans les zones rurales en Cisjordanie, a déclaré le président égyptien Hosni Moubarak dans un entretien diffusé vendredi par la télévision égyptienne.
«Deux points importants restent à régler (pour conclure un accord sur Hébron): la présence palestinienne au Caveau des Patriarches et le redéploiement dans le reste de la Cisjordanie», a déclaré M. Moubarak, alors que la conclusion d’un accord israélo-palestinien sur Hébron traînait en longueur.
«Les Israëliens (...) refusent de définir une date pour la fin de ce redéploiement alors que, selon les accords signés, il devait commencer le 7 septembre 1996 et se terminer en septembre 1997», a souligné M. Moubarak, estimant que «cela donne l’impression aux Palestiniens et au monde arabe que les Israéliens ne veulent pas aller au-delà d’Hébron».
De plus, les Palestiniens veulent participer à la garde du Caveau des Patriarches, un lieu saint vénéré aussi bien par les juifs que par les musulmans, «car il s’agit d’une question religieuse sensible pour les musulmans», selon le président égyptien.
«Il est impossible de dire au président Yasser Arafat qu’il ne sera pas représenté à la mosquée d’Hébron, car s’il l’acceptait, il serait dénoncé et critiqué par l’ensemble du monde arabe et musulman», a ajouté M. Moubarak.
«Les Israéliens doivent comprendre que toute infraction ou violation des accords conclus n’aboutira pas à la paix mais risque de provoquer la violence et de torpiller le processus de paix», a-t-il poursuivi.
Un sommet israélo-palestinien destiné à conclure un accord sur Hébron est reporté de jour en jour, en raison de la persistance de plusieurs désaccords.


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