En ce qui concerne les perspectives personnelles des chefs d’entreprise, qui s’améliorent de façon moins marquée, l’Insee précise qu’elles indiquent une croissance de l’activité plus soutenue dans les mois à venir.
Sur le plan des prix, les perspectives générales se redressent assez nettement, alors que les perspectives personnelles se sont encore détériorées et sont très déprimées.
Si l’activité s’est accélérée ces derniers mois dans les biens d’équipement professionnel et, dans une moindre mesure, dans les biens de consommation, les biens intermédiaires ont été moins dynamiques et l’automobile a été déprimée.
Les chefs d’entreprise font état d’une nette amélioration de leurs perspectives de production dans les biens intermédiaires en dépit de carnets de commandes qui semblent s’être légèrement dégarnis. Ils attendent une croissance plus soutenue au cours des prochains mois.
Le sentiment est comparable dans les biens d’équipement professionnel, avec des perspectives de production bien orientées indiquant une activité dynamique dans les mois à venir. Les carnets de commandes, qui se sont un peu dégarnis, restent toujours étoffés tandis que les stocks sont inférieurs à leur niveau normal.
Dans la branche automobile, matériel de transport terrestre, les carnets de commandes ont peu évolué par rapport à l’enquête précédente. Les carnets de commandes globaux restent très dégarnis alors que les carnets étrangers sont jugés un peu en deçà de leur niveau moyen. Les chefs d’entreprise estiment que l’activité devrait retrouver de son dynamisme au cours des prochains mois.
Dans les biens de consommation, où les carnets de commandes semblent s’être un peu étoffés, les perspectives de production sont un peu mieux orientées que le mois précédent et laissent anticiper une croissance d’activité dans les prochains mois.
Par ailleurs, selon les chiffres publiés jeudi par l’Insee, les prix à la consommation ont augmenté en moyenne de 2,0% en 1996, soit légèrement plus vite qu’en 1995 (+1,7%), à la suite surtout d’un dérapage des produits pétroliers.
En dehors du tabac dont les prix ont progressé de 7,6% (8,5% en 1995), l’inflation a été de 1,9% en moyenne contre 1,7%.
Les prix alimentaires ont continué à augmenter de 1,2% comme en 1995 (+1,1% hors produits frais). Mais la hausse des produits manufacturés s’est accélérée à 1,8% (contre 1,0%) dont +1,0% (contre +0,8%) dans le secteur privé.
Les prix des services du secteur privé ont enregistré une hausse moyenne de 2,7% en 1996 comme en 1995, mais celle des services publics n’a plus été que de 0,5% contre 1,4%. Le ralentissement le plus net a concerné les services de santé dont la hausse moyenne a été ramenée à 1,2% contre 3,2% en 1995.


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