Lors d’une interview avec des agences de presse, Sandy Berger, nouveau conseiller de M. Clinton pour la sécurité nationale, a également indiqué que des exercices militaires se déroulaient actuellement en Irak, mais qu’aucun mouvement de troupes en direction du Koweit n’avait été détecté.
Il a estimé qu’il n’y avait rien à l’heure actuelle «qui constitue une menace» pour le président irakien, que les Etats-Unis et leurs alliés avaient forcé à se retirer du Koweit en 1991.
Le porte-parole de la Maison-Blanche, Michael McCurry, avait affirmé un peu plus tôt que les derniers développements en Irak montrant qu’il s’y déroulait «de nombreuses et complexes luttes internes pour le pouvoir».
Il se référait à la récente attaque contre le fils aîné du leader irakien, Oudaï. Blessé par balles le 12 décembre, celui-ci serait partiellement paralysé.
Un haut responsable militaire américain a estimé que Saddam Hussein pourrait à nouveau envahir le Koweit, mais la Maison-Blanche a affirmé qu’elle ne croyait pas à cette possibilité à l’heure actuelle.
«Il y a eu des manœuvres récemment, mais c’est courant à cette époque de l’année», a affirmé M. Berger, qui a rappelé que les Etats-Unis surveillaient de très près la situation militaire dans le sud de l’Irak.
«Nous l’avons déjà vu essayer de sortir de sa boîte et nous restons vigilants et prêts à l’y remettre si nécessaire», a déclaré un porte-parole de M. Clinton, David Johnson.
L’Irak s’est, quant à lui, moqué des déclarations américaines, affirmant que Washington lançait une nouvelle campagne de «mensonges et de dénigrement».
«Les responsables américains inaugurent une nouvelle campagne de dénigrement contre l’Irak», a déclaré un porte-parole officiel, cité par l’agence officielle INA.
«Il semble que les Etats-Unis aient recommencé leur cuisine de mensonges pour induire en erreur l’opinion publique américaine», a poursuivi le porte-parole. Quant à l’annonce de mouvements de troupes irakiennes, a-t-il ajouté, elle vise «à faire peur aux gouverneurs de Koweit», terme utilisé pour désigner les dirigeants koweitiens.
«Ce qui frappe cette fois-ci c’est que Sandy Berger, le porte-parole de la Maison-Blanche Michael McCurry, le nouveau secrétaire à la Défense William Cohen, qui se cache en se faisant appeler haut responsable militaire, de même que Nicolas Burns porte-parole du département d’Etat, se répartissent les rôles dans une campagne délibérée contre l’Irak pour accorder plus de crédibilité» aux affirmations américaines, a affirmé le porte-parole irakien.
Il a estimé que l’opinion internationale était «habituée à ce genre de campagne saisonnière», lancée par les médias américains.
M. Clinton, investi le 20 janvier pour un nouveau mandat de quatre ans, avait discuté de la situation en Irak, hier, au Pentagone avec les membres de l’état-major interarmées et les commandants militaires régionaux.


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