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Actualités - Chronologie

Galliano : l'électrochoc

PARIS, 24 Janvier (Reuter). – Après Alexander McQueen chez Givenchy, John Galliano a signé cette semaine à Paris le deuxième événement de la saison de Haute couture: une collection grandiose pour les cinquante ans de la maison Dior, métissage de styles et d’inspirations.
Successeur de l’Italien Gianfranco Ferré, Galliano, 37 ans, a évité l’hommage pesant sans pour autant trahir le créateur du «New Look».
Génial historien des styles, le Britannique a tout simplement inventé le «Gallidior» (un tailleur est ainsi baptisé).

Salons Belle
Epoque

Les petits tailleurs prince-de-galles et pied-de-poule qui font l’image de marque de la maison se portent désormais avec des mini-jupes trapèze, des vestes taille de guêpe poignets et passepoils effrangés.
Les «Lady Dior» version 1997 jouent les fausses poupées en mini-robe patineuse, joues roses, perruque noire à la Crazy Horse. Les tailleurs pantalons prennent un air canaille avec des borsalino/hauts-de-forme noirs.
Le soir, la divine créature de Galliano s’alanguit dans les salons Belle Epoque, chute de reins irrésistible en robe du soir de satin noir ou absinthe, rebrodée de fleurs. Ambiance fumerie d’opium. La blonde Claudia Schiffer est méconnaissable sous sa perruque Louise Brooks.
Faussement sage, la belle promène sa silhouette de sirène dans les bals proustiens en fourreau de mousseline lilas. Somptueux.
Pour Galliano, le troisième millénaire sera métissé ou ne sera pas.
Ses héroïnes 1900 se parent de colliers de chien en perles d’inspiration Masaï et se muent en femmes-girafes. Galliano s’est inspiré des tribus africaines pour ses perruques, ses bracelets de cheville, ses corsets perlés, portés sur une débauche de jupons orangés.
«J’ai été l’outil du destin pour une opération de nettoyage nécessaire». Ainsi Coco Chanel s’exprimait-elle sous la plume de Paul Morand. John Galliano devrait en faire sa devise.

Coup
de fouet

La Haute couture parisienne a subi le «coup de fouet» promis par Jacques Mouclier, le président de la Chambre syndicale de la couture.
Le classicisme s’est exprimé chez Emanuel Ungaro qui a revisité 32 ans après les grands thèmes de sa création: association de tweed et d’imprimés fleurs ou panthère, fluidité des combinaisons et des robes longues en mousseline, dentelles et découpes qui dévoilent les corps, drapés langoureux.
Une collection très sensuelle, déclinée dans les couleurs vives de l’été (vert, fuchsia, orange) mais aussi dans le noir jais pour de petites robes bustiers chic et sexy ou de somptueuses robes crinoline en taffetas parsemées de poix blancs.
Anouk Aimée, fidèle parmi les fidèles, a apprécié, Jane Birkin, qui ne se sépare pas de son vieux jeans et de son pull en se laine, a dessiné quelques fourreaux sur son programme, en attendant peut-être de les porter
PARIS, 24 Janvier (Reuter). – Après Alexander McQueen chez Givenchy, John Galliano a signé cette semaine à Paris le deuxième événement de la saison de Haute couture: une collection grandiose pour les cinquante ans de la maison Dior, métissage de styles et d’inspirations.Successeur de l’Italien Gianfranco Ferré, Galliano, 37 ans, a évité l’hommage pesant sans pour autant trahir le créateur du «New Look».Génial historien des styles, le Britannique a tout simplement inventé le «Gallidior» (un tailleur est ainsi baptisé).Salons Belle EpoqueLes petits tailleurs prince-de-galles et pied-de-poule qui font l’image de marque de la maison se portent désormais avec des mini-jupes trapèze, des vestes taille de guêpe poignets et passepoils effrangés.Les «Lady Dior» version 1997 jouent les fausses poupées en...