M. Clinton, un démocrate qui avait repris à son compte l’an dernier cet objectif d’un équilibre des finances publiques, l’a mentionné lundi dans son discours d’investiture, appelant ses adversaires à oublier les confrontations passées et à coopérer avec lui. Il est toutefois opposé à un amendement constitutionnel.
«Je vais faire de mon mieux pour tendre la main aux républicains», a assuré M. Clinton.
Il a expliqué qu’il présenterait le 6 février, avec son projet de budget pour l’année budgétaire 1998, qui débute le 1er octobre, un plan de retour à l’équilibre des finances publiques pour l’an 2002 comprenant une réforme du «Medicare».
Ces économies de 138 milliards de dollars permettront de sauvegarder le «Medicare» pour dix ans, a-t-il dit, c’est-à-dire jusqu’en 2007.
Cette proposition «devrait nous rapprocher d’un accord bipartite, parce que (...) nous avons fait la moitié du chemin en direction des républicains», a-t-il poursuivi.
Assumer les risques
La Maison-Blanche avait proposé l’an dernier une réduction de 124 milliards de dollars sur six ans dans les dépenses prévues de ce régime d’assurance maladie, alors que les républicains en voulaient 158 milliards.
Cette différence avait constitué l’un des principaux obstacles à un accord sur le budget.
Toute réforme du «Medicare» est politiquement très sensible en raison de l’influence des associations de personnes âgées. Durant la campagne présidentielle, M. Clinton n’avait ainsi pas hésité à accuser le candidat républicain à la Maison-Blanche, Bob Dole, de vouloir démanteler ce programme, un argument qui s’était révélé électoralement très efficace.
Depuis, les républicains ont affirmé que M. Clinton devrait prendre ses responsabilités — c’est-à-dire assumer les risques — s’il voulait une réforme du «Medicare».
«Je veux faire la moitié du chemin» sur le budget «et sur beaucoup d’autres sujets, et j’espère qu’ils (les républicains) feront l’autre moitié du chemin», a affirmé M. Clinton.
«J’espère que ce premier geste sera accueilli de bonne foi» par les républicains et qu’ils y répondront «de la même manière», a-t-il conclu.


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