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Actualités - Chronologie

Le défilé de l'Amérique multi-ethnique (photos)

WASHINGTON, 21 Janvier (AFP). — Huit mille figurants, symbole de l’Amérique multi-ethnique de la fin du XXe siècle, ont défilé à Washington, lors de la traditionnelle parade présidentielle qui tous les quatre ans suit la prestation de serment du président américain.
Mais de nombreuses tribunes tout au long du parcours étaient loin d’être combles, et la foule était largement moins importante dans la capitale fédérale que pour la première investiture du président Clinton.
Comme il l’avait fait il y a quatre ans, le couple Clinton, accompagné de sa fille Chelsea, est descendu de la limousine présidentielle pour parcourir à pied, sous les acclamations de la foule massée le long de Pennsylvania Avenue, la dernière centaine de mètres les séparant de la tribune présidentielle installée face à la Maison-Blanche.
Le vice-président Al Gore, son épouse Tipper et leurs quatre enfants ont également fini à pied, rejoignant la première famille dans la tribune protégée par une vitre pare-balle.

Joueurs de flûtiaux

Les fanfares des différentes armes, dont l’une formée de joueurs de flûtiaux portant perruque blanche, ouvraient le cortège, qui devait mettre près de trois heures pour effectuer les trois kilomètres séparant le Congrès de la Maison-Blanche.
Les majorettes et fanfares de l’Arkansas et du Tennessee, Etats respectifs du président et du vice-président étaient à l’honneur. Irène, l’ânesse officielle du Parti démocrate, a fait sourire Bill Clinton et précédait de peu des danseurs hawaïens en pagnes multicolores et colliers de fleurs.
De nombreux groupes composant la mosaïque ethnique de l’Amérique ont défilé, des Esquimaux de Barrow, dans l’Alaska, le point le plus au nord des Etats-Unis aux marcheurs de Guam, qui avaient fait plus de 10.000 kilomètres pour être présents dans la capitale fédérale. Cinq tribus du Dakota du Nord, des Indiens Crow du Montana et des Indiens représentaient la «première nation»
Juchés sur des chars ornés de cactus en carton-pâte, le groupe de mariachis des «Vaqueros de la Sierra» du Nouveau-Mexique entonnait des chansons traditionnelles mexicaines, suivi d’un chariot digne des meilleurs westerns conduit par un groupe de Mormons, descendants des premiers colons de l’Utah.
La communauté noire américaine était représentée par plusieurs groupes dont le Harlem Youth Marines, le US Navy Color Guard, le Florida Marching Band, les Tigers on wheels, des écoliers noirs de l’Ohio qui ont dansé la Macarena sur leur monocycle, et le Holy Cross Gospel Choir du Rhode Island.
Trois voitures électriques, représentant l’avenir de la technologie américaine, témoignaient du thème général aux festivités d’investiture, le «pont vers le XXIe siècle».

Mesures de sécurité

Profitant d’un soleil d’hiver ayant permis un relatif réchauffement des températures, des milliers de spectateurs étaient massés sur le parcours, agitant frénétiquement des petits drapeaux américains. Certains avouaient être là depuis 8 heures du matin.
Les mesures de sécurité étaient draconiennes, tireurs d’élite sur les toits, portiques de détecteurs de métaux pour certaines tribunes,et fouilles systématiques pour la presse.
Au total, 123 groupes différents, des Esquimaux d’Alaska aux Indiens du Montana, en passant par une fanfare latino d’Arizona, des unités équestres, des Marines et même des mules de l’Arkansas ont défilé dans une atmosphère bon enfant du Congrès à la Maison-Blanche, reprenant une tradition lancée — à beaucoup plus modeste échelle — en 1789 par le président George Washington.
La parade s’est achevée alors que la nuit était déjà tombée sur Washington. Quinze bals devaient mettre un point final tard dans la nuit à ces festivités organisées pour la 53e investiture d’un président américain.
WASHINGTON, 21 Janvier (AFP). — Huit mille figurants, symbole de l’Amérique multi-ethnique de la fin du XXe siècle, ont défilé à Washington, lors de la traditionnelle parade présidentielle qui tous les quatre ans suit la prestation de serment du président américain.Mais de nombreuses tribunes tout au long du parcours étaient loin d’être combles, et la foule était largement moins importante dans la capitale fédérale que pour la première investiture du président Clinton.Comme il l’avait fait il y a quatre ans, le couple Clinton, accompagné de sa fille Chelsea, est descendu de la limousine présidentielle pour parcourir à pied, sous les acclamations de la foule massée le long de Pennsylvania Avenue, la dernière centaine de mètres les séparant de la tribune présidentielle installée face à la Maison-Blanche.Le...