TOMBOUCTOU, 16 Janvier (AFP). —Hubert Auriol, directeur de la course, a déclaré mercredi soir à Tombouctou que «tout peut encore arriver» dans le classement du 19e Dakar, notamment dans les dunes de Mauritanie où le rallye pénétrera jeudi, après sa dernière étape malienne.
«A partir de demain, le terrain change et les concurrents auront une très belle fin de parcours, notamment dans l’avant-dernière étape Néma-Kiffa, qui pourrait créer des surprises», a-t-il dit déclaré au cours d’un entretien avec l’AFP.
«Aujourd’hui, a-t-il ajouté, faisant allusion au classement des Mitsubishi et de Peterhansel en moto, les positions en tête sont bien établies, c’est le sport qui veut ça. On peut imaginer que des consignes ont été données pour qu’elles ne changent pas».
Estimant «extrêmement positif» le bilan des deux premiers tiers du parcours qui a déjà conduit les concurrents jusqu’à Agadès, l’ancien vainqueur de l’épreuve a estimé qu’à l’avenir il faudrait peut-être trouver un aménagement pour ne pas «cueillier à froid» des coureurs qui ont souffert cette année cruellement de la chaleur.
Répondant à certaines critiques sur la monotonie d’un parcours jugé trop plat, Hubert Auriol a estimé que cela «faisait partie du jeu de se plaindre».
«Quand les concurrents ont de grandes dunes dans lesquelles la moitié abandonne, ils râlent. Dans les étapes rapides, ils se plaignent aussi. Cette année les dunes ont été réservées pour la fin afin que tout le monde puisse rouler».
Jusqu’à présent le 19e Dakar, qui se déroule entièrement en terre africaine, a tenu ses promesses: peu de hors-piste, mais des pistes rapides et exténuantes qui favorisent le pilotage.
En ce qui concerne le changement d’itinéraire au Niger, le patron du Dakar a demandé qu’on ne fasse pas «l’amalgame» entre cette décision et le problème Touareg au Niger.
«Devant la difficulté du parcours, a-t-il dit, nous avons dû couper une étape en deux et il nous fallait trouver une solution pour rattraper le planning. Comme il y avait ce problème latent des Touaregs, on a décidé de neutraliser l’étape de l’Aïr, mais les diverses factions touarègues avaient respecté leurs engagements en ce qui concerne notre sécurité».
«Le pari de faire partir le Dakar d’une ville africaine est en passe d’être gagné et c’est là l’essentiel», a-t-il déclaré, sans vouloir se prononcer sur le tracé du prochain rallye.
«Il est difficile de faire des prévisions sur un continent où la géopolitique évolue très rapidement. Il faut savoir s’adapter, mais l’itinéraire doit changer chaque année pour que les concurrents, en majorité des amateurs, puissent découvrir de nouveaux pays».
Hubert Auriol s’est enfin déclaré très satisfait de l’audience du Dakar, qui, selon lui, est retransmis par 150 télévisions dans le monde, et qui, rien qu’en France, est suivi chaque soir par plus de 7 millions de téléspectateurs.


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir