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Arabie saoudite : risque d'exécution imminente d'un homme pour des faits remontant à l'adolescence


Un pèlerin musulman lit le Coran dans l'enceinte de la Grande Mosquée, à La Mecque — ville sainte située en Arabie saoudite — le 20 octobre 2026. Photo AFP

Des ONG de défense des droits humains ont alerté mardi sur le risque d'exécution imminente d'un jeune Saoudien condamné à mort pour des faits commis alors qu'il était mineur, quelques jours après l'exécution d'un autre homme dans une affaire similaire.

Selon Human Rights Watch (HRW), Youssef al-Manasif, 30 ans, a été condamné à mort pour « terrorisme », accusé d'avoir participé à des manifestations du Printemps arabe et à des funérailles de personnes tuées dans la Province orientale, en 2011 et 2012, lorsqu'il avait 15 et 16 ans. Son appel avait été rejeté.

Samedi, Hassan Zaki al-Faraj et quatre autres hommes ont été exécutés pour « terrorisme » dans cette province pétrolière, où vit l'essentiel de la minorité chiite saoudienne, qui dénonce sa marginalisation dans le royaume majoritairement sunnite. Selon HRW, M. Faraj avait été condamné pour des faits commis à 14 ans.

Youssef al-Manasif, qui avait été arrêté en 2017, « court lui aussi un risque sérieux d'exécution », a déclaré Joey Shea, de HRW.

Depuis janvier, le royaume a exécuté 15 personnes pour « terrorisme », principalement dans l'est du pays, contre 40 en 2025.

« Youssef al-Manasif et sa famille vivent des nuits de terreur, craignant qu'il ne soit le prochain à être exécuté », a déclaré à l'AFP Jeed Basyouni, de l'organisation de défense des droits humains Reprieve, basée à Londres.

En avril 2025, huit experts indépendants de l'ONU avaient déjà alerté sur le risque d'exécution « imminente » de cinq Saoudiens chiites, dont Hassan al-Faraj et Youssef al-Manasif, condamnés à mort pour des faits qu'ils auraient commis alors qu'ils étaient mineurs.

Appelant à leur libération, ils s'étaient inquiétés d'un « schéma de persécution » et d'une longue histoire de discriminations visant cette minorité.

Duaa Dhainy, chercheuse pour l'Organisation euro-saoudienne pour les droits humains (ESOHR), basée à Berlin, estime que M. Manasif pourrait être exécuté « à tout moment ».

« Notre organisation a reçu des informations selon lesquelles la Cour suprême a rendu une décision définitive ordonnant son exécution », a-t-elle déclaré à l'AFP.

Selon Mme Dhainy, deux personnes ont été exécutées en 2025 pour des faits qu'elles auraient commis lorsqu'elles étaient mineures.

L'Arabie saoudite a exécuté 190 personnes cette année, dont 89 Saoudiens et 116 condamnés pour trafic de stupéfiants, parmi lesquels 80 étrangers, selon un décompte de l'AFP.

Selon Amnesty International, le royaume s'est classé troisième pour le nombre d'exécutions entre 2022 et 2025, derrière la Chine et l'Iran.

Riyad juge la peine capitale nécessaire au maintien de l'ordre et assure ne l'appliquer qu'après épuisement des recours.

Des ONG de défense des droits humains ont alerté mardi sur le risque d'exécution imminente d'un jeune Saoudien condamné à mort pour des faits commis alors qu'il était mineur, quelques jours après l'exécution d'un autre homme dans une affaire similaire.Selon Human Rights Watch (HRW), Youssef al-Manasif, 30 ans, a été condamné à mort pour « terrorisme », accusé d'avoir participé à des manifestations du Printemps arabe et à des funérailles de personnes tuées dans la Province orientale, en 2011 et 2012, lorsqu'il avait 15 et 16 ans. Son appel avait été rejeté.Samedi, Hassan Zaki al-Faraj et quatre autres hommes ont été exécutés pour « terrorisme » dans cette province pétrolière, où vit l'essentiel de la minorité chiite saoudienne, qui dénonce sa marginalisation dans le royaume...