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Culture - Portrait

Carlo Akatcherian : un enfant qui rit dans le cerveau d'un vieux sage

Médecin, mélomane et conteur, il publie « Le silence des alouettes ». Un roman où la musique et la mémoire arménienne se répondent, porté par un art de vivre qui traverse aussi son métier de soignant.

Carlo Akatcherian : un enfant qui rit dans le cerveau d'un vieux sage

Le médecin, mélomane et conteur Carlo Akatcherian. Photo fournie par lui-même

Carlo Akatcherian est un petit homme à la bonté géante. Un médecin dans l’âme. Un enfant qui rit dans le cerveau d’un vieux sage. Il y a un même afflux de vie dans son sourire et dans ses yeux. On a envie de dire de lui qu’il est parfaitement accordé, comme on le dirait d’un piano. La musique fait partie de sa personne, de sa voix : une voix d’ancien fumeur qui chante les mots sans pouvoir en rouler les r. Il n’est pas un coin de son passé qui ne soit habité. Pas un épisode qui ne soit une nouvelle à part entière. S’il raconte si bien les histoires, c’est qu’il sait les vivre. Il emmène ses phrases comme un berger son troupeau ; tantôt les presse d’avancer, tantôt leur donne le temps. Sa patience ne le ralentit pas, elle sert son attention, veille sur les nuances. Il a un sens inné du rythme. Si bien que son récit est régulièrement...
Carlo Akatcherian est un petit homme à la bonté géante. Un médecin dans l’âme. Un enfant qui rit dans le cerveau d’un vieux sage. Il y a un même afflux de vie dans son sourire et dans ses yeux. On a envie de dire de lui qu’il est parfaitement accordé, comme on le dirait d’un piano. La musique fait partie de sa personne, de sa voix : une voix d’ancien fumeur qui chante les mots sans pouvoir en rouler les r. Il n’est pas un coin de son passé qui ne soit habité. Pas un épisode qui ne soit une nouvelle à part entière. S’il raconte si bien les histoires, c’est qu’il sait les vivre. Il emmène ses phrases comme un berger son troupeau ; tantôt les presse d’avancer, tantôt leur donne le temps. Sa patience ne le ralentit pas, elle sert son attention, veille sur les nuances. Il a un sens inné du rythme. Si bien...
commentaires (4)

Quel agréable récit! Oui ça. rappelle Aznavour et sa prose poétique! Longue vie Docteur Akatcherian

DOUMET Rima

18 h 11, le 19 octobre 2026

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Commentaires (4)

  • Quel agréable récit! Oui ça. rappelle Aznavour et sa prose poétique! Longue vie Docteur Akatcherian

    DOUMET Rima

    18 h 11, le 19 octobre 2026

  • Merci Dominique Eddé pour la beauté et l’élégance de vos mots. Le docteur Carlo Akatcherian n’aurait pu avoir une plus belle plume pour esquisser son portrait que la vôtre. Un jour l’oiseau a disparu… Trois mois plus tard, il est revenu! Il attend sur le toit de la cage! Cet oiseau vivait donc dans sa cage, la porte ouverte! Et puis cette mort inattendue des deux passereaux! Aznavour est présent non seulement par son air de famille mais par sa musique aussi! En effet, comment ne pas penser aux deux pigeons qui s'aimaient d'amour tendre…Mais l'un d'eux a quitté le toit...!

    Hippolyte

    11 h 30, le 19 octobre 2026

  • Carlo est un homme exceptionnel.Son père le docteur Elie de notre enfance a Bcharte était un véritable phénomène.Un grand homme aussi avec un sens de l'humour remarquable.On ne fait plus des hommes pareils.

    Nouna Chidiac

    11 h 27, le 19 octobre 2026

  • Félicitations pour votre excellent article. Vous rendez un hommage, pleinement mérité, à un grand monsieur, mais aussi à un médecin brillant et au grand coeur, qui a toujours été au service des enfants malades. Jour et nuit. Beaucoup d’enfants , devenus adultes , lui doivent une fière chandelle.

    NG

    05 h 04, le 19 octobre 2026

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