Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi lors de la séance parlementaire visant à faire approuver les membres restants de son gouvernement , à Bagdad, en Irak, le 15 octobre 2026. Photo publiée par le bureau de presse du Premier ministre irakien / via Reuters
Le Premier ministre irakien a finalisé son gouvernement en y intégrant avec l'aval de Washington des factions placées sur une liste noire américaine, dans une optique de désarmement des groupes armés pro-iraniens, ont indiqué des sources diplomatiques à l'AFP.
Ali al-Zaïdi a « obtenu l'approbation tacite des États-Unis » lors de sa visite en septembre à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, au cours de laquelle il avait rencontré le président Donald Trump, a expliqué l'une de ces sources vendredi.
Le dirigeant avait annoncé une partie de son gouvernement en avril, mais l'attribution des postes restants avait été retardée par des négociations entre les partis politiques, notamment en raison des revendications de certaines factions souhaitant intégrer le gouvernement.
Bagdad était sous pression alors que des groupes armés ont intensifié leurs attaques pendant la guerre au Moyen-Orient en soutien à Téhéran.
Mais Washington a finalement donné son accord « après la promesse par le Premier ministre d'avancer dans ses projets de désarmement et l'apport de garanties quant au fait que les groupes n'attaqueraient pas les intérêts américains en Irak », a ajouté la source. Les États-Unis « veulent l'aider à avancer dans ses plans ».
Une seconde source a confirmé l'information.
Ali al-Zaïdi a ainsi nommé à un poste d'adjoint Laith al-Khazali, un haut responsable du groupe Assaïb Ahl al-Haq. Lui et son frère Qaïs, le chef du groupe, sont tous les deux considérés comme « terroristes » par Washington.
Recentrée sur la politique, cette formation a remporté 27 sièges lors des dernières élections législatives. Elle s'est éloignée de l'Iran et n'a notamment pas pris part à la dernière guerre.
Elle a fait partie des premières à soutenir le plan du Premier ministre visant à garantir à l'État le monopole sur les armes, et a affirmé avoir déjà commencé à rendre son arsenal au gouvernement.
« Les choses ont changé », a commenté la première source diplomatique, ajoutant que Washington avait aussi revu sa stratégie en Syrie, en soutenant le président Ahmed al-Chareh, un ancien jihadiste.
Parmi les factions, les Kataeb Sayyid al-Shuhada, soutenues par l'Iran, ont obtenu le ministère du Tourisme.
Ali al-Zaïdi, arrivé au pouvoir au printemps avec le soutien des États-Unis, avait initialement fixé au 30 septembre l'échéance du désarmement des groupes, avant de la repousser au 30 juin 2027, tandis que les discussions pour « réguler » les armes se poursuivent.
Le point à 13h : le secteur énergétique libanais « au coeur des priorités » du Qatar, Rubio appelle à l'abrogation de la loi sur le boycott d'Israël ; des oliviers arrachés dans le Sud