Deux militaires ont perdu la vie mercredi dans le sud-est de l'Iran dans deux attaques distinctes perpétrées par des hommes armés, dans une région en proie à des violences quotidiennes, a annoncé un média d'Etat.
« Un policier a été tué lors d'une attaque armée contre un véhicule de police dans le comté de Mehrestan, au Sistan-Baloutchistan », a annoncé la télévision d'Etat. Dans le même comté, une commandante du Bassidj, une force paramilitaire affiliée aux gardiens de la révolution, a été tuée par « des membres de groupes terroristes mercenaires ennemis », a ajouté la même source.
Ces dernières semaines, les affrontements entre forces de sécurité et hommes armés se sont multipliés dans cette région historiquement instable. Les violences y sont quasi quotidiennes et des dizaines de membres des forces de sécurité y ont perdu la vie. Lundi, le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a affirmé que « les groupes terroristes opérant dans l'est » de l'Iran agissaient dans le cadre de « plans élaborés par Israël et les États-Unis pour déstabiliser les frontières » du pays. Fin février, les deux pays, ennemis jurés de l'Iran, ont lancé une attaque conjointe contre la République islamique, déclenchant la guerre au Moyen-Orient, qui a fait des milliers de morts.
Le Sistan-Baloutchistan, qui borde le Pakistan et l'Afghanistan, connaît depuis longtemps des affrontements entre forces de sécurité iraniennes, insurgés et trafiquants de drogue. Figurant parmi les provinces les plus pauvres d'Iran, elle abrite une importante population baloutche, dont la majorité pratique l'islam sunnite dans un pays à majorité chiite.
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