Du bétail est rassemblé dans un enclos d’une ferme exploitée par des colons israéliens près de la localité palestinienne de Douma, en Cisjordanie occupée par Israël, le 13 octobre 2026. Photo Ilia Yefimovich / AFP
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué mardi que les Palestiniens qui avaient été évacués d'un camp de réfugiés, en Cisjordanie occupée, ne seraient pas autorisés à retourner chez eux.
Cette déclaration survient après que la Cour suprême israélienne a demandé dans un arrêt dimanche à l'armée de s'organiser pour permettre le retour des habitants de Jénine, Nour Chams et Tulkarem, évacués lors d'opérations militaires menées en 2025.
Dans une déclaration vidéo tournée à proximité du camp de réfugiés de Tulkarem, M. Netanyahu l'a qualifié de « bastion terroriste », saluant l’armée israélienne pour l’avoir « nettoyé, conformément à nos directives ». « J’ai entendu dire qu’il y avait quelqu’un à la Cour suprême qui affirme que les habitants devraient être ramenés ici. Ce ne sont pas des habitants, ce sont des terroristes », a ajouté le Premier ministre. Il n'était pas clair s'il parlait aussi des deux autres camps.
Depuis janvier 2025, des dizaines de milliers de Palestiniens ont été évacués des trois camps de réfugiés, situés dans le nord de la Cisjordanie, après le lancement par l’armée israélienne d’opérations qu’elle a présentées comme visant à démanteler les infrastructures des groupes armés dans ces zones. Les personnes déplacées n’ont, pour l’essentiel, pas pu regagner leurs domiciles. Israël « montera la garde du Jourdain à la mer », a ajouté M. Netanyahu. « Je veux prévenir nos ennemis que nous sommes préparés à tous les scénarios ».
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