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Dernières Infos - Égypte

Des journalistes d'investigation disent avoir été torturés lors de leur détention


Un drapeau égyptien. Photo d'archives AFP

Des journalistes d'investigation égyptiens, détenus depuis leur arrestation la semaine dernière en Égypte, ont dénoncé auprès des autorités judiciaires égyptiennes des tortures, a rapporté lundi une ONG locale de défense des droits humains.

Les six journalistes de la plateforme d'investigation Matsadaash, soit l'ensemble de la rédaction, ont été arrêtés au cours de la semaine passée, accusés par les autorités d'avoir des liens avec les Frères musulmans, organisation interdite en Égypte, ce qu'ils démentent.

Leur arrestation constitue pour des ONG l'atteinte la plus grave portée à un média indépendant depuis des années. Elle a été condamnée par plus de 80 organisations régionales et internationales, qui ont appelé à leur libération immédiate. Selon l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne (EIPR), la majorité des journalistes de la plateforme ont déclaré dimanche, devant le parquet de la sûreté de l'Etat, avoir subi « différentes formes de torture et de mauvais traitements », et avoir été forcés à enregistrer de faux « aveux », avant d'être présentés à la justice.

« Les journalistes ont décrit avoir eu les mains ligotées derrière le dos et les yeux bandés pendant qu'ils étaient détenus et interrogés dans les locaux de la Sécurité nationale », écrit l'EIPR dans un communiqué lundi. « Ils ont également rapporté des passages à tabac, des déshabillages forcés, des décharges électriques ainsi que des menaces envers eux ou leurs familles », poursuit l'association.

« Nous sommes très inquiets. Les journalistes ont été soumis à de graves tortures », a déclaré à l'AFP Lobna Darwish, de l'Initiative égyptienne pour les droits de la personne. Dimanche, le parquet de la sûreté de l'Etat a ordonné que l'un des journalistes, Mohamed Ashraf Abu Omeira, poursuivi notamment pour « participation à un groupe terroriste » et « diffusion de fausses nouvelles », soit détenu 15 jours le temps de l'enquête, a indiqué l'EIPR. Les interrogatoires des cinq autres journalistes se poursuivent.

Matsadaash, dont le nom signifie « N'y crois pas » en arabe, a rejeté les accusations des autorités. Des organisations de défense des droits humains accusent le Caire de détenir un grand nombre de dissidents et prisonniers d'opinion. Les autorités démentent, affirmant que ces détenus relèvent du droit pénal. Selon l'EIPR, le nombre total de journalistes détenus en Égypte en lien avec leur profession s'élève désormais à 26.

Des journalistes d'investigation égyptiens, détenus depuis leur arrestation la semaine dernière en Égypte, ont dénoncé auprès des autorités judiciaires égyptiennes des tortures, a rapporté lundi une ONG locale de défense des droits humains.Les six journalistes de la plateforme d'investigation Matsadaash, soit l'ensemble de la rédaction, ont été arrêtés au cours de la semaine passée, accusés par les autorités d'avoir des liens avec les Frères musulmans, organisation interdite en Égypte, ce qu'ils démentent.Leur arrestation constitue pour des ONG l'atteinte la plus grave portée à un média indépendant depuis des années. Elle a été condamnée par plus de 80 organisations régionales et internationales, qui ont appelé à leur libération immédiate. Selon l'Initiative égyptienne pour...